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Une fille sous pression

Nous voudrions nous entretenir en ce matin de
LA GRACE IMMERITEE DE DIEU

Nous considérerons une femme en ce matin qui fut l’objet de la bonté, de la grâce imméritée de Dieu … écoutons-là …
je lui servirai d’interprète
car son témoignage a été écrit il y a 28 siècles en hébreux !

Bonjour, mon nom vient d’un verbe hébreux qui à plusieurs significations profondes mais je ne les ai comprise qu’après avoir été l’objet de la Grâce de Dieu…
• Premièrement mon nom a le sens de « cesser, de finir avec une chose, de n’être plus »
• Deuxièmement il a le sens « d’accomplir, d’achever de rendre parfait »

Au travers de mon nom et de ces deux significations c’est toute l’histoire de ma vie !
Mais Il est vrai, que je ne me suis pas encore présentée… je m’appelle GOMER, fille de DIBLAÏM … C’est à dire la fille de celui met la pression : diblaïm signifie celui qui presse ensemble (idée de presser ensemble des ingrédients))
Inutile de vous dire que mon père n’était pas facile ; j’avais l’impression d’être toujours sous pression… mais je ne vais pas rejeter la faute sur lui, ce serait trop facile… car comme on dit pudiquement « je suis une femme de petite vertu » où autrement dit une prostituée.
Je n’aurais jamais imaginé un jour être l’objet du moindre amour vrai et sincère !

oui si nous laissions la Parole à Gomer Fille de Diblaïm... que nous dirait-elle encore certainement ?

Durant toute mon enfance j’avais ressenti le sentiment d’être de trop, sentiment d’être celle que l’on presse avec les autres pour la faire rentrer avec les autres dans la même chambre,
ou plutôt celle que l’on presse avec les autres pour la faire entrer dans le même moule !
Jamais je n’avais le sentiment d’exister par ‘MOI-MÊME’… alors j’ai fais ce qu’il fallait pour me faire remarquer !
Et pour ça ! Pas de doute, j’y suis arrivée !
que nous dirait encore, Gomer Fille de Diblaïm...
Mais j’ai réalisé mais c’était trop tard, que si l’on me remarquait c’était en mal !
Durant mon adolescence j’étais une star parmi les filles de la rue, mais peut à peu celle qui disaient apprécier ma liberté se sont mariées et dès lors elles ne me connaissaient plus !

On chuchotait à mon sujet, on me regardait de travers, les mères disaient à leur enfant de ne pas me fréquenter…
de star à l’adolescence j’étais devenue une exclue à l’âge adulte !

Alors vous pensez bien ! Rien que l’idée de pouvoir être aimée par quelqu’un de bien m’aurait fait bien rire !
Et pourtant si vous ouvrez le témoignage de ma vie, au livre d’Osée au chapitre 1er verset 2 et 3 vous constaterez de vos yeux que le miracle c’est produit !

Soudain j’étais l’objet d’un amour vrai, d’un amour pur, de quelqu’un qui m’aimait non pas pour son plaisir, mais pour le mien !
Lecture Osée 1 v.2-3 La première fois que l’Eternel adressa la parole à Osée, l’Eternel dit à Osée : Va, prends une femme prostituée et des enfants de prostitution ; car le pays se prostitue, il abandonne l’Eternel ! Il alla, et il prit Gomer, fille de Diblaïm...

Celui qui vint vers moi pour me demander en mariage s’appelait « OSEE » fils de BEERI.
Son nom à lui voulait dire « l’Eternel sauve » ! Tout d’un coup c’est comme s’il me disait deux choses « Vois-tu GOMER, comme le dit ton nom tu dois
1. « cesser, finir avec cette chose que tu fais, n’être plus celle qui porte en elle sa honte »
2. et Dieu veut « accomplir, achever de rendre parfait » ce qu’il a commencé en toi par la manifestation de sa bonté de sa Grâce envers toi !
Dieu n’est-il pas celui , qui ... dès lors qu’il commence chez un individu une bonne œuvre, la finit !
Paul ne dit-il pas auxphilippiens... « Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus-Christ. » Philippiens 1:6

Oui peut-être GOMER fille de Diblaïm pourrait-elle dire...
Et à ce moment, au moment où il vint vers moi pour m’encourager... mon mari, OSEE me cita un magnifique passage tiré du Psaume 130 v.3 ; ce passage me toucha alors fortement ! « Si tu gardais le souvenir des iniquités, Eternel, Seigneur, qui pourrait subsister ? »

Moi, dans ma vie, il y avait plein de choses que je n’arrivais pas à oublier, des choses dont j’avais honte ; des choses qui me criaient aux oreilles

« tu n’es qu’une ‘‘bonne à rien’’, une trainée, tu ne vaut rien,
de toute manière regarde ta vie tu ne compte pour personne ! »

Et soudain je comptais pour quelqu’un, pour quelqu’un de bien ?
Et vous est-ce que vous comptez pour quelqu’un de bien ?
Y-a-t-il quelqu’un qui vous aime pour ce que vous êtes ?
ou encore mieux pour qui vous êtes !

Soudain comme le roi David dans le Psaume 25, j’avais envie de crier
« Ne te souviens pas des fautes de ma jeunesse ni de mes transgressions ; Souviens-toi de moi selon ta miséricorde, A cause de ta bonté, ô Eternel ! »
Quelle étaient nombreuses les fautes de ma jeunesse !!!
… mais enfin quelqu’un m’aimait !

J’allais pouvoir enfanter … moi la prostituée, moi la bonne à rien, moi la briseuse de foyer, j’allais pouvoir donner la vie et avoir mon foyer à moi !

Nous avons eu 3 enfants avec mon époux … mais imaginer mon étonnement moi celle à qui l’on disait que j’étais aimée … quand celui qui m’aima donna le nom de mes enfants…
• notre premier fils … il l’appela (comme vous le lisez au verset 4) …Jizréel = dispersé
( Elle conçut, et lui enfanta un fils. Et l’Eternel lui dit : Appelle–le du nom de Jizreel ; car encore un peu de temps, et je châtierai la maison de Jéhu pour le sang versé à Jizreel, je mettrai fin au royaume de la maison d’Israël. )
• notre première fille reçu le nom de Lo-Ruchama = celle dont on n’a pas pitié
• et enfin notre troisième enfant son père lui donna le nom de Lo-ammi=pas mon peuple

J’avais l’impression d’être une fois de plus rejetée, l’impression que cet amour était encore une nouvelle tromperie, que je ne pouvais même pas me confier à un homme qui pourtant invoquait le nom de Dieu !
J’ai beaucoup pleuré parce qu’une fois de plus je ne comprenais pas pourquoi tout ces malheurs m’arrivaient malgré la belle promesse du départ …

En plus regardez ce que le père de mes enfants leur dit un jour
( lire §2v4 … plaidez contre votre mère, car elle n’est point ma femme, je ne suis point son mari ! )

Vous auriez supporté ça ?
… et bien je l’ai supporté car j’ai soudain réalisé que je n’avais pas compris mon époux
… je lui avais juré fidélité … mais j’avais gardé sur moi les marques de mes amours adultères … (mon marie leur disait justement … « Quelle ôte de sa face ses prostitutions, et de son sein ses adultères » ) Bien sûr j’aimais mon mari, mais j’aimais encore en secret la vie d’autrefois, je cachais en mon cœur des souvenirs coupables !

c’est alors que mon mari, m’expliqua que ce n’était pas de lui que venaient ses noms terribles pour nos enfants, mais de Dieu !
.... que ces noms étaient le symbole des noms que méritaient les fils de son peuple …Quand il m’a dit ça j’ai réalisé une chose très importante que mes enfants étaient comme mes œuvres :
et que malgré la grâce de Dieu, malgré tout l’amour dont j’étais aimée, je ne parviendrais certainement jamais à leur transmettre mon bonheur si je gardais en moi les souillures du passé
… tout mon travail, les terrains que je pourrais acquérir, les maisons que je pourrais leurs construire, les valeurs que je pourrais leur transmettre tout cela serait Jizréel c’est à dire ‘DISPERSE’

Le livre de l’Ecclésiaste 4:8 (version français courant) dit « voici un homme absolument seul, sans compagnon, qui n’a ni frère ni fils, et qui travaille à n’en plus finir.
Il désire toujours plus de richesses, bien qu’il se demande pour qui il travaille et se prive de bonheur.
Voilà encore de la fumée sans lendemain, une mauvaise façon d’occuper sa vie. » … si je voulais que ma famille comme mes œuvres demeurent il me fallait construire sur du solide !

J’ai compris encore que si je méprisait à nouveau la grâce de Dieu, malgré l’amour reçu mes œuvres en porteraient la marque …
C’est alors que mon mari m’expliqua ce que Dieu reprochait à son peuple …
Souvenez-vous des paroles du prophète Malachie au Chapitre 1, v.10 à 13
« Lequel de vous fermera les portes, Pour que vous n’allumiez pas en vain le feu sur mon autel ? Je ne prends aucun plaisir en vous, dit l’Eternel des armées, et les offrandes de votre main ne me sont point agréables.
Car depuis le lever du soleil jusqu’à son couchant, Mon nom est grand parmi les nations, et en tout lieu on brûle de l’encens en l’honneur de mon nom et l’on présente des offrandes pures ;
Car grand est mon nom parmi les nations, Dit l’Eternel des armées.

Mais vous, vous le profanez,
En disant : La table de l’Eternel est souillée, Et ce qu’elle rapporte est un aliment méprisable. Vous dites : Quelle fatigue ! et vous le dédaignez, Dit l’Eternel des armées ; Et cependant vous amenez ce qui est dérobé, boiteux ou infirme, Et ce sont les offrandes que vous faites ! Puis-je les agréer de vos mains ? dit l’Eternel. »

Souviens-toi toujours GOMER, me disait mon Mari, ton nom signifie « cesses de faire telle ou telle choses mauvaise »
En vérité, comme le dit le Psaumes 51 v.19 « Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c’est un esprit brisé : O Dieu ! tu ne dédaignes pas un cœur brisé et contrit. »

Mais en vérité ...
ce qui m’a vraiment interpellé c’est quand, j’ai compris que si je raidissais la nuque comme j’avais l’habitude de le faire avec mon père terrestre, Dieu lui me promettait de me faire plier en employant les grands moyens …
« Sinon, je la dépouille à nu, je la mets comme au jour de sa naissance, je la rends semblable à un désert, à une terre aride, et je la fais mourir de soif » Osée §2 v5 …

J’avais beau mentir à mon mari, à mes proches … Dieu me promettait de me faire comme à David après son péché envers Bath-Shéba … …il me promettait de me rendre semblable à un désert et de me faire mourir de soif !

autrement dit que ma vie devienne vide de sens, de courir partout sans jamais être rassasié …
Un peu comme Jésus avait dit à la Samaritaine « Celui qui boit de cette eau aura encore soif ! Boire et boire encore sans jamais atteindre la paix du cœur ! »

Mais au fond, savez-vous – nous dirait Gomer - ce qui m’a décidé à réagir c’est quand j’ai compris la signification pour ma vie comme pour Israël du troisième nom donné à mon fils ! … Tu n’es pas mon peuple = lo-ammi !
Le danger de ...................Vivre le rejet de Dieu …
plusieurs prophètes dont Michée on mis en garde le peuple contre ce danger …

Michée 3:4 « Alors ils crieront vers l’Eternel, Mais il ne leur répondra pas ; Il leur cachera sa face en ce temps-là, Parce qu’ils ont fait de mauvaises actions. » mais aussi Jér qui disait §11:11 « C’est pourquoi ainsi parle l’Eternel : Voici, je vais faire venir sur eux des malheurs dont ils ne pourront se délivrer. Ils crieront vers moi, Et je ne les écouterai pas. » regardez bien la menace qui pesait sur ma tête

Osée 2.8 ! « C ’est pourquoi voici, je vais fermer son chemin avec des épines et y élever un mur, afin qu’elle ne trouve plus ses sentiers. »
Toute ma vie j’avais considéré que le peu que j’avais réussi à rassemblé était le fruit de mon travail, des amitiés secrètes gardées dans le cœur, et du numéro de mon ancien amant que je gardais au chaud en cas de problème grave et puis soudain je réalisais que j’étais celle dont parle le v.10 et 14-15 !
« Elle n’a pas reconnu que c’était moi qui lui donnais le blé, le moût et l’huile ; et l’on a consacré au service de Baal l’argent et l’or que je lui prodiguais. ...///.....Je ravagerai ses vignes et ses figuiers, dont elle disait : C’est le salaire que m’ont donné mes amants ! Je les réduirai en une forêt, et les bêtes des champs les dévoreront. Je la châtierai pour les jours où elle encensait les Baals, où elle se paraît de ses anneaux et de ses colliers, allait après ses amants, et m’oubliait, dit l’Eternel.. »
En voulant ne rien céder à Dieu je risquais de tout perdre … j’étais un peu comme se soldat durant la guerre de sécession aux USA … ( nous connaissons certainement l’anecdote... rappelons-là pour mémoire...)

Comme il était pris entre le feu des sudiste te des nordistes …
alors il s’est dit « je mettrai le pantalon des sudistes et quand il le verront ils me laisseront passer, et je mettrai la veste des nordistes et quand ils me verront ils me salueront… »
Nous nous rappelons ce qui lui est arrivé
les sudistes ne virent pas le pantalon mais fixèrent les regards sur la veste et inversement les nordistes cachés à plat ventre ne virent que le pantalon …
et les deux lui tirèrent dessus !

Il me fallait choisir à qui je voulais ressembler !

Je devais faire cesser en moi cet esprit de prostitution dont Dieu parlait à mon mari regardez au §5 v.4 – l’esprit de prostitution génère des œuvres qui bloque le retour à Dieu-
et §4 v.12 -l’esprit de prostitution égare, - peu à peu je m’éloignais de celui de qui j’avais reçu la seule vrai joie de ma vie !

Que devais-je faire sinon comme mon mari me l’avait dit au §2 v.4 « Oter de ma face mes prostitutions et de mon sein mes adultères »

Entendons encore parler Gomer fille de Diblaïm : Je suis sûr de pouvoir le faire puisque le psalmiste au Psaumes 86:13 « Car ta bonté est grande envers moi, Et tu délivres mon âme du séjour profond des morts. »

Oui Dieu est BON … et malgré mes faiblesses, malgré mes adultères, malgré mes infidélités, la bonté de Dieu était prête, à condition que je le veuille, à délivrer mon âme du séjour profond de la mort !

comme le dit encore l’Ecriture « Quand je dis : Mon pied chancelle ! Ta bonté, ô Eternel ! me sert d’appui. » Psaumes 94:18

Lisez encore le témoignage de cette bonté au chapitre 3 du livre d’Osée v.1
« L’Eternel me dit : Va encore, et aime une femme aimée d’un amant, et adultère ; aime-la comme l’Eternel aime les enfants d’Israël, . »
Laissons Gomer et son témoignage chers amis auditeurs et concluons cette réflexion au sujet de sa vie !

N’avons nous pas reçu le jour de notre conversion grâce sur grâce ?
Qu’est-ce que le Seigneur n’a pas fait pour nous ?

Mais qu’en est-t-il des œuvres que nous avons enfantés jusqu’à aujourd’hui … s’appellent-t-elles dispersés, absence de miséricorde, loin de Dieu ?

Ai-je en mon cœur un amour adultère, Jacques 4:4 « Adultères que vous êtes ! ne savez-vous pas que l’amour du monde est inimitié contre Dieu ?
Celui donc qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu. »

Ai-je dans ma vie, conservé et caché selon moi, loin de la face de mon fiancé céleste, un souvenir de bonheur, de mon ancien amant !

Avons-nous l’impression que le monde nous a donné quoique ce soit de nos possessions actuelles !

C’est Dieu et non le Monde qui nous a tout donné, selon les paroles de ce livre, aussi bénissons-le pour ses bontés et célébrons encore cette grâce immérité !

Comment ?
Peut-être, aussi en faisant comme Osée fils de Béeri, qui fit miséricorde également à celle bien qu’égarée se laissera à nouveau convaincre par la Grâce reçue,
Celle qui trouvera en la bonté de Dieu la force suffisante à ôter et de sa face et de son cœur les signe de son attachement à sa vie passée !

Oui ce monde ne m’a rien donné, il ne peut rien m’enlever
bénissons-Dieu pour ses bontés et célébrons-le encore cette grâce immérité !



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