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UNE VIE RENOUVELEE

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Dans 2 Rois 2

Dans ce passage de 2 Rois, nous voyons un homme Elisée qui va savoir revêtir d’autres vêtements au seuil d’une vie nouvelle bien plus abondante.
Comment va-t-il se saisir de cette vie nouvelle s’offrant à lui ?
Au verset 12 à 15 :
12 Elisée regardait et criait : Mon père ! mon père ! Char d’Israël et sa cavalerie ! Et il ne le vit plus.
Saisissant alors ses vêtements, il les déchira en deux morceaux, 13 et il releva le manteau qu’Elie avait laissé tomber. Puis il retourna, et s’arrêta au bord du Jourdain ; 14 il prit le manteau qu’Elie avait laissé tomber, et il en frappa les eaux et dit : Où est l’Eternel, le Dieu d’Elie ? Lui aussi, il frappa les eaux, qui se partagèrent ça et là, et Elisée passa. 15 Les fils des prophètes qui étaient à Jéricho, vis-à-vis, l’ayant vu, dirent : L’esprit d’Elie repose sur Elisée ! Et ils allèrent à sa rencontre, et se prosternèrent contre terre devant lui.

L’image que nous prendrons est cette main d’Elisée avec cinq doigts comme les cinq conditions d’un renouvellement spirituel. Cette main qui va saisir le manteau d’Elie pour frapper les eaux et passer dans une autre dimension dans la relation avec son Dieu.
Dans la vie chrétienne il y a 5 points qu’il faut garder en mémoire :
- ACCEPTER
- DEMANDER
- CROIRE
- PATIENTER
- AGIR pour le service.
Qu’est-ce qu’Elisée a dû ACCEPTER pour que débute une vie nouvelle ? Il a dû accepter que la mort fasse partie de sa vie et ce n’est pas facile.
Par la mort, nous pouvons parler de tout ce qui est perte, défaite, échec. La première condition pour une vie nouvelle est d’arrêter d’accuser les autres, de dire si je ne peux passer à une autre dimension dans ma vie c’est la faute de ma femme, de mon mari, de mes parents, de la vie, de la société, il faut accepter de mourir à ces fausses certitudes qui nous empêchent d’entrer dans une nouvelle dimension.
Parfois, pour qu’une vie nouvelle jaillisse entre deux êtres, il faut que des écailles tombent des yeux.
Nous avons dans l’Ecriture, l’exemple de Saul de Tarse rempli de colère et de haine, enfermé dans ses certitudes, un moment donné Dieu va l’arrêter, et il va falloir qu’il meure à ses propres et fausses certitudes, pour que des écailles tombent de ses yeux et qu’il entre
dans une vie renouvelée de service.
Dans ce texte, à trois reprises Elie propose à Elisée de rester à sa place, d’arrêter de le suivre. Et par trois fois, Elisée affirme son désir d’affronter la mort annoncée au côté de celui avec qui il partage le combat.
Dans Actes CH 20, Paul dit que de ville en ville, le Saint-Esprit m’avertit que des liens et des tribulations m’attendent, pourtant il a continué.
Pourquoi continuons-nous quand c’est quelque part la chronique d’une mort annoncée ? Parce que justement le véritable combat de l’évangile c’est affronter la mort et croire à la puissance de la résurrection.
Sais-tu que l’Eternel, diront les fils des prophètes, enlèvent aujourd’hui ton maître au-dessus de ta tête ? Est-ce qu’Elisée banalise la mort d’Elie ? Non mais Elisée doit accepter qu’Elie meure pour entrer dans une dimension nouvelle du service.
Il faut accepter les morts, accepter que finisse un travail, que finisse une entreprise, une amitié et se dire que la vie ne s’arrête pas là et qu’il faut continuer de vivre.
La mort la plus difficile à accepter c’est de mourir à soi-même, à ses illusions, à ses projets, car quelquefois Dieu rend ces choses impossibles. Allons-nous, nous révolter ou continuer à vivre ?
Dans le texte nous voyons, qu’à aucun moment Elisée ne cherche à retenir Elie par du chantage affectif ou autre.
Parfois il y a des choses dans nos vies que nous ne voulons pas lâcher et pourtant si nous ne les lâchons pas il n’y aura pas de vie nouvelle. Il faut lâcher les vieux vêtements pour repartir dans une nouvelle dimension.
En marchant ensemble, Elie teste Elisée et par trois fois alors qu’il demande à Elisée de le laisser, par trois fois Elisée insiste et veux suivre Elie. Celui-ci lui répond : demande-moi ce que tu veux. Mais ce que demandait Elisée était difficile parce que cela ne dépendait pas d’Elie, mais de la motivation du cœur d’Elisée.
Lorsque nous DEMANDONS, Il est bon que chaque croyant regarde véritablement la motivation de son cœur, lorsqu’il demande quelque chose au Seigneur.
Nous pouvons demander l’impossible à Dieu mais il nous faut tenir bon dans ce que nous demandons et ne pas tout lâcher dès qu’une difficulté s’invite.
Ensuite Elisée va déchirer d’abord ses vêtements par la foi avant de revêtir ceux d’Elie et il faut CROIRE.
Ensuite nous verrons la PATIENCE, et la patience est de mise dans les couples, les familles…
Dans le texte, il y a les fils des prophètes qui sont en face et qui ont vu qu’Elisée a pris le manteau, a tapé et les eaux se sont ouvertes comme Elie l’avait fait. Ils concluent que l’Esprit d’Elie repose sur Elisée et se prosternent devant lui. Ensuite ils décrètent qu’ils sont vaillants, forts et qu’ils peuvent aller prendre le corps d’Elie car son esprit est sur Elisée mais le corps ils vont aller le récupérer et le ramener pour que quelque chose se passe. Elisée leur dit de ne pas le faire, plusieurs fois il le leur répète.
Combien de fois, lorsque Dieu donne un travail, Dieu donne les outils pour le faire, mais souvent nous n’écoutons pas, nous n’avons pas confiance, et lorsque nous échouons nous regrettons de n’avoir pas obéi à l’Esprit.
Pour finir quelques pistes concernant l’ACTION POUR LE SERVICE.
Dans ce texte, Elisée va servir de deux manières :
Il servira en étant une odeur de vie, en demandant un plat neuf avec du sel dessus. Va-t-on servir des choses périmées sur le plat que l’on servira ou est-ce que le sel va purifier nos cœurs ? Toutes ces mauvaises choses : pensées, désirs etc …
En cette nouvelle année, puissions-nous saisir d’une main ferme la vie nouvelle que Dieu nous permet d’avoir, en mettant notre main dans la sienne pour qu’il puisse nous conduire vers une nouvelle dimension du service.
Gardons toujours à l’esprit que nous devons ACCEPTER que la mort fasse partie de notre vie.
En DEMANDANT l’impossible mais en étant derrière ce que nous demandons.
En CROYANT à la réalisation de ce qui est écrit pour nous.
En prenant PATIENCE avec l’être humain dans le service.
Et enfin en AGISSANT réellement pour servir.
Acceptons ces déchirements intérieurs de nos vieux habits, vieilles habitudes, plaçons résolument avec confiance notre main dans celle de Dieu.

Pasteur Eric FAU



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