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Sur cette pierre je bâtirai mon Eglise

Pasteur Mathy EDJAM

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Nous allons essayer d’aborder un thème basé sur un seul verset, même si nous en ferons une grande lecture. Il s’agit du thème « Sur cette pierre je bâtirai mon Eglise ». Et je vous invite à prendre pour cela le livre de Matthieu, au chapitre 16, des versets 13 à 23. Il s’agit là d’un texte important puisque c’est la base du catholicisme.

« Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples : Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme ?
Ils répondirent : Les uns disent que tu es Jean Baptiste ; les autres, Élie ; les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes.
Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis ?
Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant.
Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux.
Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle.
Je te donnerai les clés du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux.
Alors il recommanda aux disciples de ne dire à personne qu’il était le Christ.
Dès lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem, qu’il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour.
Pierre, l’ayant pris à part, se mit à le reprendre, et dit : A Dieu ne plaise, Seigneur ! Cela ne t’arrivera pas.
Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre : « Arrière de moi, Satan ! Tu m’es en scandale ; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celle des Hommes ».
Voilà donc le texte que je voulais lire avec vous et dans lequel nous pouvons relever trois points dont le premier se trouve exclusivement dans le verset 18 du chapitre 16. Pourquoi, parce qu’il n’y a aucun passage dans l’évangile du Christ qui ait suscité plus de réactions que ce verset 18.
C’est un verset qui a été source d’erreurs pour un bon nombre de personnes.

Dans Matthieu 16:18, Jésus fait cette déclaration, que je relis à nouveau avec vous. Ne soyez pas surpris de voir au moins un mot changer dans cette citation : « Et moi aussi, je te dis que tu es Pierre et sur ce ROC je bâtirai mon assemblée et les portes du ADES (le séjour des morts) ne prévaudront pas contre elles ».
Comme vous le savez, l’église catholique romaine fait immanquablement référence à ce passage, à ce verset dans sa doctrine de l’Eglise, dans la fondation de l’Eglise Catholique Universelle. Et il est bon d’en parler, car les années passent et le monde évangélique change. Nous avions, auparavant, une grande majorité de personnes, dans les églises évangéliques qui se convertissaient et se donnaient au Seigneur, puis devenaient des évangéliques protestants chrétiens. Mais certains chrétiens sont issus de familles évangéliques, et ne connaissent donc pas le catholicisme. Ne serait-ce que pour cette raison, il est très important d’enseigner ce que sont les fondements du catholicisme à ces personnes là. La deuxième raison est due au fait que dans le milieu catholique, nous pouvons entendre tous nos cantiques, tous nos chœurs créoles, français ou autres. Ce qui semble changer, c’est tout simplement le fait que nous prenions deux directions opposées, pour nous rendre à notre lieu de réunion : les uns vont à la cathédrale, et les autres viennent ici. Nous avons donc l’impression que c’est la même chose. Et, si vous écoutez Radio Saint-Louis (que je me suis moi-même évertué à écouter afin de me faire une idée plus précise de certaines choses), tant que vous n’entendez pas le « Je vous salue Marie », vous n’avez pas l’impression que vous écoutez une radio catholique. C’est assez impressionnant !
Donc, je pense qu’il est important que nous ayons cette connaissance afin de ne pas confondre la copie et le modèle. Et la copie ne sera jamais le modèle.
Il faut que nous soyons toujours au clair avec cela. D’où l’importance de ce séminaire, pour que nous puissions être au fait de l’erreur.
Il est vrai que ce verset 18 de Matthieu 16 constitue le principal texte biblique que l’église catholique utilise pour justifier la papauté. Il nous faut donc comprendre tout cela. Et les protestants évangéliques baptistes que nous sommes ont souvent réagi avec force contre cette interprétation, de la part de nos amis catholiques, des paroles de notre Sauveur et Seigneur Jésus-Christ.

Le premier point que je souhaite aborder avec vous, sous forme de question, est celui-ci : l’apôtre Pierre a-t-il été le premier Pape ? C’est une bonne question à se poser, puisque c’est ce qui est dit dans le milieu du catholicisme romain. Je précise bien le catholicisme romain, car il existe énormément de mouvements catholiques autres que le catholicisme romain. Il existe d’ailleurs une vingtaine de sectes catholiques.
Contrairement à ce que les gens disent et que les catholiques pensent, et profèrent également, ne serait-ce qu’en Martinique, il y a plus d’une vingtaine de catholiques différents. L’église romaine est dominante, mais il y a, si l’on peut dire les « déviations de la déviation », puisque l’église catholique est déjà une déviation.
Les arguments avancés par cette population sont que les évangéliques sont divisés. Or, c’est faux : nous ne sommes pas d’accord sur certains points de doctrines, mais les évangéliques travaillent ensemble et nous sommes assurés d’une chose : c’est que nous sommes sauvés.
Les catholiques ne disent jamais cela. Ils disent « peut-être », nous ne le savons pas encore…
Il existe donc bel et bien des sectes catholiques. A noter la devise catholique : « En-dehors de l’église, point de salut »

Nous ne disons, quant à nous, pas que les autres évangéliques ne sont pas sauvés.
Je voudrais donc vous parler des affirmations catholiques :

a) – L’église catholique considère Pierre comme étant le premier pape, sur qui Dieu a choisi de bâtir son Eglise. Et le texte de base de cette affirmation est Matthieu 16:18 « … je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église »

b) – L’église catholique soutient que Pierre avait autorité et était supérieur à tous les autres apôtres. Et ce que je viens de dire fait partie des dogmes catholiques. Ce qui veut dire que ce sont des choses que l’on ne doit pas renier, ni contester. Parce que c’est la base du catholicisme.

c) - L’église catholique affirme que, quelques temps après les faits consignés dans le livre des Actes des Apôtres, Pierre serait devenu le premier évêque de ROME, donc dans les années 60-65 après Jésus-Christ.

d) – L’Évêque romain était accepté, disent-ils par l’Eglise primitive comme autorité centrale parmi toutes les églises. C’est-à-dire que tout ce que Pierre disait n’était pas contestable. Il n’était pas question de contester ce qu’il disait car il était l’évêque principal et que personne n’avait le droit de contester, ni ce qu’il disait, ni ce qu’il faisait.

Alors, il est évident que cet enseignement selon lequel DIEU a transmis l’autorité apostolique de Pierre aux évêques suivants est appelé la « succession apostolique ». Cela veut dire que Pierre a eu le pouvoir de transmettre la papauté à quelqu’un d’autre, jusqu’à ce jour. Celui qui est en place fait partie de ce que l’on appelle la succession apostolique.

f) – L’église catholique soutient également que l’apôtre Pierre, ainsi que tous les papes qui lui ont succédé, sont infaillibles lorsqu’ils parlent, comme ils le disent : « ex cathedra » (ce qui veut dire en tant que docteur suprême de l’Eglise en engageant sa pleine autorité d’évêque, sa pleine autorité apostolique.
Cela veut dire qu’à chaque fois qu’il se trouve en chair, ou qu’il est sur la place Saint-Pierre à ROME, il est ex cathedra. C’est-à-dire qu’il parle avec une pleine autorité de docteur suprême et tout ce qu’il dit est infaillible. Il n’y a pas d’erreur dans quoi que ce soit qu’il dise. Quoi qu’il dise : personne n’a le droit de le contredire. En fait, il est le Saint-Esprit…. En tout cas, c’est ce que pensent les catholiques.
L’église catholique enseigne, en fait, que cette infaillibilité donne au pape la capacité de conduire l’église sans erreur. Nous parlons bien ici des positions de l’église catholique. Je n’explique rien pour l’instant.
Nous avons cependant démontré, frères et sœurs, que jusqu’à maintenant les papes se trompent pratiquement tous les jours dans ce qu’ils disent.
L’église catholique se dit capable de retracer intégralement la lignée des papes, jusqu’à Saint-Pierre (comme les catholiques l’appellent). C’est la preuve qu’ils mettent en avant quant au fait qu’elle soit la vraie église. En effet, selon leur interprétation de Matthieu 16:18, Christ a bâti son Eglise sur Pierre, c’est-à-dire sur l’église catholique.
Et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle ils disent que « en-dehors de l’église, point de salut ». Autrement dit, si vous n’êtes pas catholique, vous êtes un démon. C’est dans leur doctrine, même s’ils ne le disent pas clairement. D’ailleurs, ce qui fait d’une personne un catholique, c’est le baptême : le pédo-baptême, c’est-à-dire le baptême des enfants. Et quelqu’un qui ne baptise pas son enfant est considéré comme ayant placé dans son foyer un démon.

Nous voulons, frères et sœurs, répondre à ce que j’appelle une contre affirmation biblique évangélique. A tous ces propos qui sont des propos illusoires, qui sont des choses inventées par les Hommes, bien sûr.

Bien que l’Apôtre Pierre ait joué un rôle capital, fondamental, central même (et je dis que sans Pierre il y a des tas de choses qui n’auraient pas pu se faire), bien qu’il ait joué un rôle central au début de la prédication de l’évangile (ce qui explique en partie Matthieu 18 et 19), l’enseignement des Ecritures, de la Parole de DIEU, quand il est pris dans son contexte ne déclare nul part que l’Apôtre Pierre avait une autorité et une supériorité suprêmes sur les autres apôtres, ou même sur l’Eglise.

Et je voudrais voir avec vous plusieurs textes qui sont assez longs.
Lisons dans Actes 15:1-23 :
Le texte est basé sur un problème de doctrine à l’Eglise de l’époque : les gens ne savaient pas s’il fallait prêcher l’évangile aux païens et il fallait donc se réunir et voir ensemble quelle était la nécessité de prêcher l’évangile aux païens que vous êtes, que nous sommes. Dans ce texte là, au verset 6, « 15.6 Les apôtres et les anciens se réunirent pour examiner cette affaire.
15.7 Une grande discussion s’étant engagée, Pierre se leva, et leur dit : Hommes frères, vous savez que dès longtemps Dieu a fait un choix parmi vous, afin que, par ma bouche, les païens entendissent la parole de l’Évangile et qu’ils crussent.
15.8 Et Dieu, qui connaît les cœurs, leur a rendu témoignage, en leur donnant le Saint Esprit comme à nous ;
15.9 il n’a fait aucune différence entre nous et eux, ayant purifié leurs cœurs par la foi.
15.10 Maintenant donc, pourquoi tentez-vous Dieu, en mettant sur le cou des disciples un joug que ni nos pères ni nous n’avons pu porter ?

Nous avons donc là les propos de l’Apôtre Pierre et nous constatons, à la lueur de ce que nous avons lu au début du texte, qu’il était question des apôtres et des anciens. Mais Pierre n’était pas seul en chair, et il ne s’est pas contenté de dire « voilà ce qu’il faut faire ». Il y a eu une consultation entre tous les apôtres et les anciens (c’est-à-dire les pasteurs). Car nous faisons une différence entre les apôtres et les Pasteurs. Les apôtres n’étaient pas des pasteurs. Un apôtre est, en effet, un envoyé de DIEU qui a vécu avec Christ, qui a vu Christ, qui a entendu l’enseignement de Christ et, principale chose : il a été choisi par Jésus-Christ. Les Apôtres ont formé des Pasteurs et ont rassemblé tout le monde, tous les Apôtres, tous les Pasteurs, et se sont concertés (après certainement avoir prié), et à tous, DIEU leur a confié sa décision. Et la personne choisie pour rendre compte de la décision a été l’Apôtre Pierre. Mais Pierre n’a été là que le porte-parole de l’ensemble des Apôtres et aussi des Pasteurs, des anciens.
En aucun cas Pierre ne s’est réveillé un jour en déclarant « Dieu m’a parlé et voici ce que vous devez faire ». L’Apôtre Pierre n’était qu’un porte-parole.
Tout comme je suis moi-même le porte-parole de l’association des Eglises dont je suis le Président.
Cela ne fait, en aucun cas, de moi un pasteur supérieur à ceux qui sont ici, en Martinique.
Et le cas de l’Apôtre Pierre s’inscrit dans le même registre. En aucun cas Pierre n’a été supérieur aux autres apôtres.
Nous constatons que, dans ce même texte, le Seigneur va dire de ne pas imposer aux païens de judaïser, c’est-à-dire de faire ce que la loi juive demande : le sabbat, le respect des jours de fêtes, etc… Il demande simplement de s’abstenir de l’impudicité et des animaux étouffés. Voilà donc ce que préconise l’ensemble des Apôtres.

Il y a un autre texte, plus explicite que j’aimerais lire avec vous. Il se trouve dans Galates 2:1-14 et c’est l’Apôtre Paul qui parle ici : « 2.1 Quatorze ans après, je montai de nouveau à Jérusalem avec Barnabas, ayant aussi pris Tite avec moi ; 2.2 et ce fut d’après une révélation que j’y montai. Je leur exposai l’Évangile que je prêche parmi les païens, je l’exposai en particulier à ceux qui sont les plus considérés, afin de ne pas courir ou avoir couru en vain.
2.3 Mais Tite, qui était avec moi qui était Grec, ne fut pas même contraint de se faire circoncire.
2.4 Et cela, à cause des faux frères qui s’étaient furtivement introduits et glissés parmi nous, pour épier la liberté que nous avons en Jésus Christ, avec l’intention de nous asservir.
2.5 Nous ne leur cédâmes pas un instant et nous résistâmes à leurs exigences, afin que la vérité de l’Évangile fût maintenue parmi vous.
2.6 Ceux qui sont les plus considérés, quels qu’ils aient été jadis, cela ne m’importe pas : Dieu ne fait point acception de personnes, ceux qui sont les plus considérés ne m’imposèrent rien.
2.7 Au contraire, voyant que l’Évangile m’avait été confié pour les incirconcis, comme à Pierre pour les circoncis, 2.8 car celui qui a fait de Pierre l’apôtre des circoncis a aussi fait de moi l’apôtre des païens, 2.9 et ayant reconnu la grâce qui m’avait été accordée, Jacques, Céphas et Jean, qui sont regardés comme des colonnes, me donnèrent, à moi et à Barnabas, la main d’association, afin que nous allassions, nous vers les païens, et eux vers les circoncis.
2.10 Ils nous recommandèrent seulement de nous souvenir des pauvres, ce que j’ai bien eu soin de faire.
2.11 Mais lorsque Céphas (l’apôtre PIERRE) vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu’il était répréhensible. C’est-à-dire coupable !
2.12 En effet, avant l’arrivée de quelques personnes envoyées par Jacques, il mangeait avec les païens ; et, quand elles furent venues, il s’esquiva et se tint à l’écart, par crainte des circoncis.
2.13 Avec lui les autres Juifs usèrent aussi de dissimulation, en sorte que Barnabas même fut entraîné par leur hypocrisie.
2.14 Voyant qu’ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l’Évangile, je dis à Céphas, en présence de tous : Si toi qui es juif, tu vis à la manière des païens et non à la manière des juifs, pourquoi forces-tu les païens à judaïser ?
Voilà donc comment est décrit le « pape infaillible »…
Si Pierre avait reçu l’infaillibilité souveraine, il n’aurait pas péché comme il est décrit dans le récit.
Prenons un exemple pour expliquer ce que je souhaite vous faire comprendre et ce que nous sommes entrain de lire dans la Parole de DIEU.
C’est comme si nous disions qu’il ne faut pas aller dans des fêtes de première communion. Vous savez que les chrétiens ne vont pas dans ce genre de manifestation ? Ou nous sommes évangéliques ou ne le sommes pas !
Donc, imaginez que j’aille dans une première communion, que je mange, je bois, et, soudain, je vois arriver un frère évangélique et je me cache afin qu’il ne me voit pas. C’est de l’hypocrisie, frères et sœurs ! Et c’est ce que Pierre étant entrain de faire dans le récit que nous venons de lire.

Il était entrain de dire « Ne faites pas ci, ne faites pas ça », sans respecter lui-même ses recommandations en se cachant pour ne pas être pris en faute.
Si Pierre avait été un homme qui n’était pas concerné par le péché, après les Actes des Apôtres, pourquoi la Bible fait-elle état de ses péchés, après les Actes des Apôtres ?
De plus, si Pierre avait reçu une autorité suprême, Paul ne se serait jamais permis de le reprendre.
Souvenez-vous de ce qui s’était passé avec le souverain sacrificateur (qui n’était même pas un évangélique) : Paul ne sachant pas qu’il parlait à un souverain sacrificateur, l’a, en quelque sorte traité de « muraille blanchie » (c’est-à-dire que « vieillard »). Et lorsqu’on lui fit remarquer qu’il parlait à un souverain sacrificateur, il s’est tout de suite excusé.
Si Paul faisait montre d’autant de respect envers une personne autre qu’un apôtre, il respectait tout autant n’importe quel apôtre : sauf si cette personne péchait. Or, Pierre était entrain de pécher et entraînait les autres dans le péché. En effet, voyant que Pierre s’était caché, ceux qui l’accompagnaient s’étaient également cachés.
Imaginez que nous soyons ensemble dans une fête de première communion, que nous voyons d’autres évangéliques passer près du lieu où nous sommes et que, gênés de nous trouver là, nous nous cachions…

Il est évident donc que Pierre n’était pas infaillible, qu’il n’était pas souverain, comme le dit l’église catholique. Pierre n’avait reçu aucune autorité sur les autres apôtres, car si cela avait été le cas, l’apôtre Paul ne se serait pas permis de le reprendre.
Il faut donc faire très attention à ce que nous disons !

Prenons un autre texte dans 1 Pierre 5, aux versets 1 à 5 :
« 5.1 Voici les exhortations que j’adresse aux anciens qui sont parmi vous, moi ancien comme eux, témoin des souffrances de Christ, et participant de la gloire qui doit être manifestée : 5.2 Paissez le troupeau de Dieu qui est sous votre garde, non par contrainte, mais volontairement, selon Dieu ; non pour un gain sordide, mais avec dévouement ; 5.3 non comme dominant sur ceux qui vous sont échus en partage, mais en étant les modèles du troupeau.
5.4 Et lorsque le souverain pasteur paraîtra, vous obtiendrez la couronne incorruptible de la gloire.
5.5 De mêmes, vous qui êtes jeunes, soyez soumis aux anciens. Et tous, dans vos rapports mutuels, revêtez-vous d’humilité ; car Dieu résiste aux orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles »

Frères et sœurs, Pierre est bien placé pour dire tout ceci. Quand il dit : « soyez soumis aux anciens. Et tous, dans vos rapports mutuels, revêtez-vous d’humilité… ».
Car, si nous continuez à faire la lecture de Galates, vous constaterez que l’Apôtre Pierre ne résistera pas à l’Apôtre Paul quand ce dernier le reprendra en lui disant qu’il se comportait de manière hypocrite. Donc l’apôtre Pierre était bien soumis, et c’est donc en tant qu’apôtre soumis qu’il invitait les autres à être humbles, à être soumis. Et ce qu’il dit de très intéressant, dans ce texte au verset 4, est qu’il parle du « souverain pasteur ». Et vous savez que le souverain pasteur, dans l’église catholique, c’est le pape ?

Si cette interprétation était la bonne, il aurait dit « moi qui suis le souverain pasteur…justement, je vous récompenserai », Or il dit : « quand le souverain pasteur apparaîtra ».
Il est donc évident que dans la forme du texte que nous avons lu, Pierre ne parle pas de lui, mais de quelqu’un d’autre.
Or, s’il parle de quelqu’un d’autre en tant que souverain pasteur, c’est qu’il ne l’est pas lui-même. Parce que le mot « pape » veut dire : « souverain pasteur », au-dessus de tous les pasteurs.
Il est donc clair que ces affirmations ne sont que des allégations basées sur des inventions.
De plus, il n’a jamais été écrit que l’Evêque de ROME, ou n’importe quel autre évêque, devait avoir la prééminence sur l’Eglise dans son ensemble.
D’ailleurs, aucun évêque, aucun pasteur n’a de prééminence sur aucune église, aucune autorité. Les Ecritures ne disent pas non plus explicitement que Pierre a vécu à ROME. On ne trouve, dans la Bible, aucune preuve qui démontrerait que Pierre aurait été à ROME et se serait établi dans cette ville pour en devenir l’Evêque.
Prenons un texte important dans Apocalypse 17 : 3-9.
Je voudrais vous faire comprendre un certain nombre de choses, à la lueur de ce qui est dit dans ce texte.

Il nous est donc dit dans ce verset trois d’Apocalypse 17 :
« 17.3 Il me transporta en esprit dans un désert. Et je vis une femme assise sur une bête écarlate, pleine de noms de blasphème, ayant sept têtes et dix cornes. 17.4 Cette femme était vêtue de pourpre et d’écarlate, et parée d’or, de pierres précieuses et de perles. Elle tenait dans sa main une coupe d’or, remplie d’abominations et des impuretés de sa prostitution. 17.5 Sur son front était écrit un nom, un mystère : Babylone la grande, la mère des impudiques et des abominations de la terre. 17.6 Et je vis cette femme ivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus. Et, en la voyant, je fus saisi d’un grand étonnement.
17.7 Et l’ange me dit : Pourquoi t’étonnes-tu ? Je te dirai le mystère de la femme et de la bête qui la porte, qui a les sept têtes et les dix cornes. 17.8 La bête que tu as vue était, et elle n’est plus. Elle doit monter de l’abîme, et aller à la perdition. Et les habitants de la terre, ceux dont le nom n’a pas été écrit dès la fondation du monde dans le livre de vie, s’étonneront en voyant la bête, parce qu’elle était, et qu’elle n’est plus, et qu’elle reparaîtra. - 17.9 C’est ici l’intelligence qui a de la sagesse. -Les sept têtes sont sept montagnes, sur lesquelles la femme est assise ».
Pour pouvoir identifier cette Babylone la grande dont le nom est un mystère, selon la Parole, il est nécessaire de mentionner quelques points liés à cette question en guise de préalable.
La doctrine concernant la succession apostolique stipule que les 12 apôtres ont des successeurs qui sont institués par DIEU. Et cela est déjà une erreur ! C’est la raison pour laquelle j’avais condamné cette mouvance soit disant évangélique qui naissait il y a de cela 2 ou 3 ans, dans notre milieu. Car c’est exactement ce que les catholiques ont dit dans leur dogme : « la succession apostolique stipule que les 12 apôtres ont des successeurs institués par DIEU ». Et il m’a été confié que cet enseignement là était apparu chez nous. C’est donc la raison pour laquelle j’étais allé rapidement faire un point sur cette fausse doctrine qui déclare que nous pouvons nommer des apôtres (c’est également ce que l’église catholique dit).
Les Apôtres n’ont pas de successeur et ils n’en auront jamais !
Dans l’église catholique, les évêques sont considérés comme étant les successeurs des apôtres. Et le pape est considéré comme étant le successeur de l’Apôtre Pierre. Le catholicisme romain affirme aussi que les pontifes de ROME, c’est-à-dire les évêques, viennent immédiatement après Pierre dont ils occupent la position et assument la fonction. C’est la raison pour laquelle le pape est choisi parmi les évêques.
Selon l’église catholique, Christ aurait confié à Pierre l’autorité suprême sur toute l’Eglise. Nous avons déjà vu ce point. Et cette doctrine repose sur une prétendue venue de l’apôtre Pierre à ROME.
Dans l’encyclopédie catholique, il est écrit « cela constitue le fondement historique de la prétention des évêques de ROME, à la primauté apostolique de Pierre ». Pourtant, nous ne trouvons aucune trace d’une prétendue venue de Pierre à ROME dans la Bible. Babylone la grande n’est que le sobriquet que l’apôtre Pierre a donné à ROME. En fait, lorsque Pierre envoie ses salutations de Babylone, il utilise une sorte de code qui veut dire ROME. Et, lorsque Jean mentionne Babylone la grande dans Apocalypse 17, il fait également allusion à ROME ! Or, nous savons que dans le livre de l’Apocalypse, il existe une prophétie qui indique ce qui devait arriver à ROME.

Selon le dictionnaire LAROUSSE, ROME serait née au 8ème siècle après Jésus-Christ. Il y a donc eu un regroupement de 7 villages : 7 villages latins, 7 villages sabins, et ces villages étaient établis sur 7 montagnes. Nous pouvons ainsi faire un parallèle avec les 7 têtes mentionnées dans l’Apocalypse (les 7 têtes, les 7 montagnes…). Rome a été bâtie sur 7 montagnes.
Dans 1 Pierre 5:13, l’apôtre dit « L’Église des élus qui est à Babylone vous salue, ainsi que Marc, mon fils ».
Tous les auteurs évangéliques disent qu’en fait, il s’agissait bien d’un code, un sobriquet que l’Apôtre Pierre utilisait pour ne pas dénoncer les cellules d’églises qui existaient à ROME. Et ce, afin que NERON ne puisse pas les persécuter. Ce n’est donc pas parce que Pierre dit ce qui est indiqué dans le verset cité ci-dessus, qu’il faut en conclure qu’il s’était rendu à Babylone.
Il m’arrive très souvent, au début des diverses réunions que j’anime, de transmettre les salutations de différentes églises qui se trouvent soit au Canada, soit en Métropole, ou ailleurs. Je ne suis que le messager de ces salutations et cela ne veut en aucun cas dire que je m’étais rendu dans ces pays.
Or les catholiques s’appuient sur 1 Pierre 5:13 pour dire que Pierre était à Babylone (donc à ROME) !
Tout cela pour nous conduire à penser que s’il était à ROME, c’est qu’il était évêque de ROME ! Or, en aucun cas le verset auquel nous faisons allusion ne le dit.

C’est donc essentiellement que sur ce verset et sur l’influence historique de l’évêque de ROME que se fonde l’enseignement de l’église catholique romaine.
La Parole de DIEU montre que l’autorité de Pierre n’était pas une exclusivité dévolue à Pierre. Ce dernier avait autorité, certes, mais il n’en avait pas l’exclusivité. La Parole de DIEU montre que cette autorité était partagée par les autres apôtres.
Dans Ephésiens 2:19 à 20, il est dit « 2.19 Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors ; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu.
2.20 Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus Christ lui-même étant la pierre angulaire ».
Si Pierre avait pensé que c’était sur lui que l’Eglise était bâtie, il aurait dit « vous avez été édifiés sur moi ». Or il n’a jamais dit cela, il a dit « Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus Christ lui-même étant la pierre angulaire ». Ce qui veut dire qu’il reconnaît qu’il n’est pas la seule autorité de l’Eglise primitive et que cette dernière ne lui a jamais donné une autorité pleine et entière qui lui serait exclusivement réservée.
Cette autorité était réservée à tous les Apôtres, ainsi qu’aux prophètes.
Mais l’autorité suprême n’est autre que JESUS-CHRIST !
C’est lui la pierre angulaire. Amen !
Il n’a pas dit non plus que l’autorité qu’il avait reçue de lier et de délier lui était exclusivement réservée. A aucun moment, dans l’histoire évangélique, l’histoire sainte, l’histoire de l’Eglise tout court, on a vu un apôtre déléguer ses pouvoirs et son autorité d’apôtre à un pair de l’Eglise. D’ailleurs, les apôtres n’ont même pas eu le temps de le faire, car ils ont tous été tués !
Le dernier apôtre a été envoyé sur l’île de PATMOS où il est mort.
Ceux qui sont venus après les apôtres ont été appelés les Pairs de l’Eglise, et après les Pairs de l’Eglise, on a commencé à parler de Pasteurs.
Pourquoi, d’ailleurs a-t-on parlé des Pairs de l’Eglise ? Tout simplement parce que les pairs de l’Eglise ont vu les apôtres.
Les autres, ceux qui sont venus après les pairs de l’Eglise, étaient des personnes comme vous et moi, des pasteurs, des gens ordinaires.
Il faut donc faire très attention et bien comprendre l’enseignement de la Parole de DIEU.
La succession apostolique n’existe pas. Elle n’a été inventée qu’au travers de certains versets de la Parole de DIEU que l’église catholique a utilisés.

Faisons, d’ailleurs, la lecture de certains d’entre eux :

-  Lisons 2 Timothée 2 : 1-2 « Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce qui est en Jésus Christ. Et ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres ».

Voilà donc l’un des versets que les catholiques utilisent pour parler de succession apostolique.
Or, ce verset n’évoque aucunement une éventuelle succession apostolique. Paul, qui est l’auteur de ce verset, n’a absolument pas l’intention de faire de Timothée un apôtre.

Il lui dit simplement qu’il lui a donné un enseignement et qu’il attend de lui qu’il le transmette à d’autres personnes qui lui seront fidèles, lesquelles le transmettront à d’autres fidèles.
C’est aussi simple que cela !

Il existe d’autres textes comme :

- 2 Tim 4:2-5 « Prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, reprends, censure, exhorte, avec toute douceur et en instruisant. 4.3 Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine ; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables. 4.5 Mais toi, sois sobre en toutes choses, supporte les souffrances, fais l’œuvre d’un évangéliste, remplis bien ton ministère ».

- Tite 1:5 « Je t’ai laissé en Crète, afin que tu mettes en ordre ce qui reste à régler, et que, selon mes instructions, tu établisses des anciens dans chaque ville »,

- Tite 2 :1 « Pour toi, dis les choses qui sont conformes à la saine doctrine ».

- Tite 2 :15 « Dis ces choses, exhorte, et reprends, avec une pleine autorité. Que personne ne te méprise ».

- Dans 2 Timothée 1:2, « A Timothée, mon enfant bien-aimé : que la grâce, la miséricorde et la paix te soient données de la part de Dieu le Père et de Jésus Christ notre Seigneur !

2 Timothée 4, 2-5 « Prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, reprends, censure, exhorte, avec toute douceur et en instruisant.
4.3 Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine ; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désires, 4.4 détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables.
4.5 Mais toi, sois sobre en toutes choses, supporte les souffrances, fais l’œuvre d’un évangéliste, remplis bien ton ministère ».

2 Timothée 5:19-22 « Ne reçois point d’accusation contre un ancien, si ce n’est sur la déposition de deux ou trois témoins.
5.20 Ceux qui pèchent, reprends-les devant tous, afin que les autres aussi éprouvent de la crainte.
5.21 Je te conjure devant Dieu, devant Jésus Christ, et devant les anges élus, d’observer ces choses sans prévention, et de ne rien faire par faveur.
5.22 N’impose les mains à personne avec précipitation, et ne participe pas aux péchés d’autrui ; toi-même, conserve-toi pur ».

La succession apostolique s’appuie uniquement sur tous ces textes cités plus haut.

Paul n’a pas demandé aux chrétiens des différentes églises de recevoir Tite, Timothée et les autres dirigeants des églises de l’époque sur la base de leur autorité en tant qu’évêque, mais il a plutôt dit aux églises de les recevoir parce qu’ils étaient ses compagnons d’œuvres.

Il m’arrive souvent, ainsi d’ailleurs qu’à d’autres pasteurs, lorsque nous allons dans une autre église ou un autre pays dispenser un enseignement, de dire que c’est tel ou tel pasteur qui nous a confié la mission. Et nous sommes annoncés de la manière suivante : « Le Pasteur X viendra…, recevez-le car c’est mon compagnon, mon collègue… »
Et c’est ce que l’Apôtre Paul dit de Timothée, tout simplement.
En aucun cas il ne lui confère un pouvoir apostolique d’évêque ou de pape.

Lisons 1 Corinthiens 16 :10-16 « Si Timothée arrive, faites en sorte qu’il soit sans crainte parmi vous, car il travaille comme moi à l’œuvre du Seigneur ». 16.15 Encore une recommandation que je vous adresse, frères. Vous savez que la famille de Stéphanas est les prémices de l’Achaïe, et qu’elle s’est dévouée au service des saints. 16.16 Ayez vous aussi de la déférence pour de tels hommes, et pour tous ceux qui travaillent à la même œuvre ».

Il demande donc de recevoir ces personnes en tant que serviteurs de DIEU, et non en tant que Pape ou autre…
C’est surtout cette notion que les Ecritures enseignent et non l’infaillibilité du Pape.
Il est donc grave d’enseigner cette notion d’infaillibilité car personne, à part le Christ, n’est infaillible.

Savez-vous que notre présence ici, dans le pays où nous vivons est due aux erreurs des évêques de Rome ?

Si nous sommes en Martinique aujourd’hui, c’est parce que les Evêques de Rome se sont trompés. Ils se sont trompés en allant chercher des Noirs dans les pays africains et des indiens en Inde pour les emmener travailler la canne à sucre ici. Ils se sont trompés en tuant des gens en Afrique et en Inde, en faisant tuer des gens ici même, parce qu’ils n’étaient pas soumis aux békés !

Est-ce la volonté de DIEU que l’on traite des Hommes comme des chiens ?

Les hommes qui ont pris ces décisions ne sont donc pas infaillibles : ils se sont trompés ! Ils ont commis une grosse erreur, il y a eu une énorme bévue romaine ! Et, pour cela, l’Eglise catholique devrait demander pardon à l’humanité. Car des millions de personnes sont mortes à cause d’erreurs commises. Durant le temps des conquêtes, il fallait « civiliser les sauvages ».

Certaines personnes devenues intellectuelles, des philosophes, etc… nourrissent une véritable haine contre l’évangile. Ils estiment qu’à cause de l’Evangile, des gens ont été tués et d’autres ont été asservis. Ils ne veulent donc pas entendre parler de l’Evangile.

Mais, ce ne sont pas les évangéliques qui ont commis ces exactions ! C’est la papauté qui a agi ainsi !
Si vous ne connaissez pas vos parents qui sont à Sainte-Lucie ou en Dominique, à Saint-Vincent ou en Jamaïque, c’est parce que l’on vous a arraché à vos parents.
Je me suis rendu à Sainte-Lucie, et en parlant avec un frère, ce dernier me dit : EDJAM (c’est mon nom), cela me dit quelque chose !
Et en me racontant son histoire, je me rends compte qu’il s’agit, en fait, d’un cousin à moi. J’ai de la famille à Sainte-Lucie !
Nous avons donc été déracinés, arrachés à nos familles… nous ne nous connaissons même pas !
Et c’est l’erreur papale et romaine qui a permis cette situation.

Les premières personnes qui devraient rejeter la religion catholique devraient être les antillais. Car ce n’est pas nous qui nous sommes mis dans cette situation.

Je ne peux donc, en aucun cas, être d’accord avec le catholicisme… et je le dis haut et fort !
Car ce sont ces erreurs qui nous ont amenés là ou nous sommes.

Certaines personnes utilisent toutes sortes de textes pour pouvoir détruire l’Evangile, tout simplement parce que l’Evangile a été mélangé avec la conception traditionnelle de certaines choses, de sorte qu’ils en arrivent à haïr l’Evangile. Or l’Evangile a été falsifié au profit des gains, de terrains, de personnes…
A l’époque, certains disaient : « Je vous donne 15 noirs en échange d’un terrain ».
Les békés disaient qu’il fallait instruire les noirs, leur enseigner l’évangile, car ils devenaient ainsi plus doux.
Vous voyez donc la raison pour laquelle les « sauvages » que nous étions ne lisaient pas l’évangile.

Un missionnaire racontait qu’il s’était retrouvé dans la brousse avec des gens sauvages et, alors qu’il leur annonçait l’évangile, il a demandé au chef de cette tribu (ils étaient tous convertis) : « quelle différence fais-tu aujourd’hui entre ton passé et le fait que tu sois maintenant un enfant de DIEU ? Le chef lui a répondu, alors qu’ils étaient réunis autour d’un repas : « Il y a un an, c’est toi que nous serions en train de manger ».
L’Evangile change les gens… c’est une réalité, frères et sœurs !

En affirmant que les évêques, le pape, sont infaillibles, que les apôtres sont infaillibles, nous allons à l’encontre de ce que dit la Parole.
La Bible n’a jamais dit que les pairs de l’Eglise étaient infaillibles, que les pasteurs sont des gens infaillibles…

Ce que l’Ecriture enseigne, à juste titre, c’est que dans les églises il s’élèverait de faux enseignants, même issus de leader de l’Eglise primitive et que les chrétiens devraient confronter leur enseignement avec celui des dirigeants de l’Eglise qui suivaient les Ecritures qui, elles, sont infaillibles.
Mais, nous pouvons donner un enseignement qui faillible ! Amen ?
Il faut donc faire très attention à cela !

Matthieu 5, les Psaumes, parlent de l’infaillibilité de la Parole, ainsi que Proverbes, Jean, Pierre...
Et nous avons vu que l’Apôtre Jean a dit une chose extraordinaire : il a dit qu’il y a « plusieurs antéchrist dans le monde qui sont sortis du milieu de nous ».

C’est donc bien là, une preuve que les gens qui étaient à la tête de Eglise n’étaient pas infaillibles du tout. Ils semaient l’erreur, tout simplement parce qu’ils n’étaient pas en communion avec DIEU !
C’est la raison pour laquelle nous devons examiner les Ecritures. En effet, si je vous donne des versets qui viennent corroborer ce que j’avance, c’est pour que vous puissiez vérifier la teneur biblique de ce que je suis en train de vous dire.

Je ne parle pas de manière légère. Votre rôle est d’écouter… mais de vérifier également…

Car à aucun moment, dans les Ecritures, il n’est question d’enseignant, de leader d’église qui soient infaillibles. Nous sommes tous des Hommes. !
Nous sommes tous faillibles, nous sommes tous tentés… L’apôtre Pierre, par exemple, s’est montré hypocrite, à un certain moment de sa vie à Antioche !
Nous ne pouvons donc pas admettre le fait que les évêques de Rome sont infaillibles !
Et nous connaissons l’histoire du catholicisme ! Nous savons ce qui s’est passé et ce qui continue, de nos jours à se passer !
Tous ces procès qui sont en train d’avoir lieu, ceux que l’on cache, etc … prouvent bien que nous n’avons en aucun cas affaire à des personnes infaillibles !

Toutes ces personnes qui ont été vivre dans des grottes, dans des monastères, etc… Les nones qui sortaient la nuit pour chercher des hommes… Personne n’est infaillible, frères et sœurs !

Et les premières personnes auxquelles nous devrions prêcher l’Evangile, sont celles que nous venons de citer, les pourvoyeurs de fausses doctrines. Nous ne les condamnons pas, nous condamnons leur enseignement.
La Bible n’enseigne pas que les apôtres étaient infaillibles. Leurs écrits seuls, ceux qui sont consignés dans la Bible qui est la Parole de DIEU, sont infaillibles.
Et s’adressant aux dirigeants de la grande ville d’Ephèse, Paul fait savoir qu’il y aura de faux enseignants et que, pour combattre leur enseignement erroné, l’apôtre Paul ne les oriente pas vers les apôtres, et ceux qui perpétueraient leur autorité, il les recommande à DIEU et à sa grâce ! Il nous invite à consulter les Ecritures : consulter DIEU.

Actes 20 :28-32 « Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau sur lequel le Saint Esprit vous a établis évêques (pasteur), pour paître l’Église du Seigneur, qu’il s’est acquise par son propre sang. 20.29 Je sais qu’il s’introduira parmi vous, après mon départ, des loups cruels qui n’épargneront pas le troupeau, 20.30 et qu’il s’élèvera du milieu de vous des hommes qui enseigneront des choses pernicieuses, pour entraîner les disciples après eux.
20.31 Veillez donc, vous souvenant que, durant trois années, je n’ai cessé nuit et jour d’exhorter avec larmes chacun de vous.
20.32 Et maintenant je vous recommande à Dieu et à la Parole de sa grâce, à celui qui peut édifier et donner l’héritage avec tous les sanctifiés ».

Voilà ce que disait l’apôtre Paul à l’église d’Ephèse.
Il est important de bien comprendre que le Seigneur nous invite à être très prudents et à examiner les Ecritures et ce que l’on nous dit ! Amen ?
Ce sont les Ecritures qui doivent être la jauge infaillible de l’enseignement et de la pratique biblique et non les successeurs apostoliques, non les apôtres, non les pairs de l’Eglise, non les pasteurs, etc… mais la Parole de DIEU !

2 Timothée 3 :16-17 « 3.16 Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, 3.17 afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre ».

Ce qui est infaillible, c’est l’Ecriture et non les Hommes, frères et sœurs !

Vous pourrez entendre qu’un homme de Dieu a chuté. Ce n’est pas bien, cela ne devrait pas se faire, mais cela ne doit pas ébranler notre foi ! Parce que nous n’appuyons pas notre foi sur cet homme là, mais sur la Parole de DIEU.

Dieu est immuable : il ne change pas ! Les Hommes, eux, changent ! DIEU reste le même. Il est le même hier, aujourd’hui et éternellement. DIEU ne change pas !
Donc, c’est en examinant les Ecritures que les enseignements sont jugés vrais ou faux.

Actes 17 :10-12 « 17.10 Aussitôt les frères firent partir de nuit Paul et Silas pour Bérée. Lorsqu’ils furent arrivés, ils entrèrent dans la synagogue des Juifs. 17.11 Ces Juifs avaient des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique ; ils reçurent la parole avec beaucoup d’empressement, et ils examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact. 17.12
Plusieurs d’entre eux crurent, ainsi que beaucoup de femmes grecques de distinction, et beaucoup d’hommes ».

Il n’y a pas d’Apôtre suprême de Jésus-Christ et les papes n’existent pas dans l’Ecriture.
Les gens ont pris ce titre là et nous y faisons référence parce que le dictionnaire en parle.

Mais à la question « Pierre était-il le premier Pape ? », la réponse des Ecritures est claire et catégorique : NON !

Pierre n’a jamais été le pape de personne. Il ne s’est jamais auto proclamé Pape, et aucun chrétien ne l’a reconnu comme ayant été un pape non plus.

Pierre n’a jamais revendiqué quelle que suprématie que ce soit auprès des autres apôtres. Il était d’ailleurs mal placé pour cela car, après son acte d’hypocrisie d’Antioche, s’il avait eu la prétention de vouloir dominer les autres, l’apôtre Paul lui aurait rappelé ce qui s’était passé.

Aucun des écrits de Pierre, dans 1 ou 2 Pierre n’a jamais fait état d’une quelconque autorité ou d’un quelconque pouvoir sur l’Eglise primitive et dans aucune partie des Ecritures, Pierre ou aucun autre apôtre n’a affirmé que leur autorité apostolique doit être transmise à d’autres successeurs.
Les apôtres n’ont transmis aucune autorité à personne, tout simplement parce qu’ils ne sont pas Jésus CHRIST !
Seul Christ a le pouvoir de nommer des apôtres. Et il en a nommé 12 ! Il s’est arrêté au nombre 12, frères et sœurs.
Il faut donc faire très attention à cela !
L’Apôtre Paul et l’Apôtre Pierre sont des hommes dont le rôle a été déterminant. Pierre a joué un rôle crucial dans les premières heures de la prédication de l’Evangile.
Lorsque nous lisons Actes, du chapitre premier au chapitre 10, nous voyons la force de conviction, le travail, l’œuvre de l’Apôtre Pierre.
Mais, que constatons-nous cependant, à partir du chapitre 10 du livre des Actes : Pierre s’efface au profit de Paul !
Si Pierre avait été destiné à être un « pape », il ne se serait pas effacé !
A quel moment peut-on endosser un rôle supérieur à celui attribué au pape ? N’est-ce pas après la mort dudit pape ? Or, Pierre n’était pas mort lorsque Paul est apparu sur le devant de la scène à partir du chapitre 10 des Actes des Apôtres.
La mission de Pierre était terminée et Dieu a confié le travail à quelqu’un d’autre. Il a continué à travailler à l’Eglise de Jérusalem, peut-être a-t-il fait un tour à Babylone également, selon les écrits profanes, voire peut-être même à Rome. Mais, dans l’Ecriture, il n’est aucunement fait mention de cela.
Pierre s’est effacé à partir du chapitre 10 des Actes.
Pierre a donc été celui dont Christ avait annoncé le rôle : le précurseur de l’annonce de l’Evangile. Mais en aucun cas, il n’a été destiné à être ce pape auquel la religion catholique fait allusion.
Pierre lui-même nous dirige vers le Pasteur, vers le gardien de l’Eglise, il nous dirige vers le Seigneur Jésus-Christ.
Je vous invite à prendre 1 Pierre 2:2 « Car vous étiez comme des brebis errantes. Mais maintenant vous êtes retournés vers le pasteur et le gardien de vos âmes ».

Par ce texte là, il nous dirige vers Jésus-Christ, et en aucun cas vers lui !
Il nous dirige vers « le gardien de nos âmes », vers le « berger de nos âmes » : c’est-à-dire Jésus-Christ.

L’Evêque suprême, (et c’est là que c’est grave pour le catholicisme romain), l’Evêque suprême, et c’est ce que l’auteur de l’Epître aux Hébreux appelle « le souverain sacrificateur », c’est JESUS-CHRIST !
Tout simplement !

Il est donc grave de vouloir prendre la place de Jésus-Christ. Il est évident que dans le milieu papal catholique romain, le pape est vraiment vu comme étant la représentation de Jésus-Christ sur terre !
Certaines personnes vont s’agenouiller devant le pape, embrassent ses pieds, sa main… C’est incroyable !
C’est quelque chose qu’il ne faut absolument pas faire !
La Bible nous interdit de nous prosterner devant les Hommes, de vénérer un individu.
Dieu dit dans sa Parole, « Je ne donnerai pas ma gloire à un Homme, ni mon honneur aux idoles ».

C’est donc une abomination, et chaque chrétien évangélique doit voir cet acte là comme tel.
Certaines personnes suivent à la télévision les déplacement du Pape… elles sont donc entrain de regarder le parcours de « la bête » entrain d’être adorée.
Les gens font des crises d’hystérie parce qu’ils ont vus le pape : ils ont, selon eux, vus Jésus : Dieu !
C’est démentiel !

Nous devons dénoncer ces erreurs là. Il nous faut être au clair nous-mêmes et c’est donc la raison pour laquelle je tenais à faire ce séminaire.

J’ai l’impression, en effet, qu’une certaine habitude s’installe et que nous tolérons les pratiques du catholicisme. Certains disent qu’ils nous ressemblent… Les catholiques charismatiques parlent en langue…, ils chantent nos cantiques…
J’ai même rencontré une dame qui m’a appelé « frère ». Je lui ai dit de faire attention à ce qu’elle disait car nous ne sommes pas frères !
Elle de me dire qu’elle m’écoutait sur Radio Evangile, qu’elle disait amen à certaines prédications…
Que cette dame dise amen, cela la regarde, mais en aucune façon elle n’est ma « sœur » !
Tant que vous adorez Marie, les idoles, le pape, etc… vous n’êtes pas ma sœur.
Tant que le pape sera votre souverain sacrificateur, souverain prêtre, souverain chef suprême, vous ne serez ni mon frère, ni ma sœur !
Vous pourrez être mon ami(e), un ou une camarade, une connaissance, tout, sauf ma sœur ou mon frère !
Et c’est avec beaucoup d’amour que je vous le dis.
Lorsqu’il y a des enterrements ici, dans l’église dont j’ai la charge, avez-vous remarqué que je refuse de dire le « Notre Père » durant la cérémonie ?
Il y a, pour ce genre d’occasion, toutes sortes de personnes de confessions différentes, les gens viennent accompagner la famille du défunt. Je refuse donc de dire le « Notre Père » en compagnie de ces gens là. Il m’est arrivé de le faire une fois et je ne le referai plus, car c’est une erreur !
En effet, appeler Dieu « Père », cela veut dire que l’on a connu Dieu comme Seigneur et Sauveur personnel et qu’on a délaissé toute pratique traditionnaliste, que nous condamnons : la papauté, l’idolâtrie et toute formule qui permettrait qu’une personne obtienne les faveurs de Dieu.
Seul le sacrifice de Jésus-Christ nous donne les faveurs de DIEU.
Soyons donc vigilants vis-à-vis de l’erreur et que le Seigneur fasse de nous de véritables défenseurs de la foi : des personnes qui dénonceront l’erreur, même si elle est bien présentée. Nous devons être vigilants pour pouvoir les dénoncer.
Amen !



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