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Subir ou influencer son environnement

« Subir ou influencer son environnement » et aujourd’hui tout particulièrement … Subir ou influencer : ses amis

« Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres. »
Jean 8.36

‘‘Subir’’ ou ‘‘influencer’’ Ces deux simples verbes posent en fait, 4 questions à la fois ; Nous découvrirons ensemble que la réponse que tu donneras aux deux premières questions conditionnera ta réponse aux deux secondes.
Les deux premières questions … s’adresseront tout d’abord aux profondeurs de ton cœur…les deux suivantes interpelleront d’avantage ton centre décisionnel, c’est-à-dire ton intelligence et ta volonté.
Le piège par excellence sera se prétendre autonome et libre par soi-même. SI LE FILS VOUS AFFRANCHIT VOUS SEREZ REELLEMENT … tu as besoin de l’action de Dieu pour être réellement libre.
Le principal danger qui te menace se trouve, dans la prétention de pouvoir AGIR sur ta volonté, sans comprendre réellement ce qui te pousse à agir !
Ce serait comme tenter de stopper une voiture automatique dont la première aurait été enclenchée, en prétendant simplement se placer / devant / pour la freiner !!!
Quelle fatigue inutile ! Que de chaussures usées à se faire pousser sur le macadam devant les rires des passants se moquant de ton impuissance. Que de honte devant tant de faiblesses, que de découragements devant tes échecs répétés et multipliés…
Et pourtant ! Pourtant, se serait, en apparence, si simple de monter à bords de ton véhicule pour mettre la boite automatique au point mort, voir de couper le contact en attendant de comprendre le sens de l’action engagée. Voici bien, l’une des clefs du questionnement …
« SUBIR OU INFLUENCER
SON ENVIRONNEMENT »
Subir … voilà encore un gros mot ! Un mot méchant !
SUBIR Quel mot cruel et violent …
car il renvoie chacun de nous à notre propre sentiment de faiblesse …

Subir … c’est se faire racketter sans pouvoir réagir, subir c’est se sentir obliger de se taire au lieu de crier son sentiment de révolte, subir c’est être contraint par plus fort que soit à faire ou dire des choses que l’on voudrais vivre différemment, subir c’est être obliger de vivre en un lieu alors qu’on voudrait tellement être ailleurs … Jean ANOUIILH fut un jour tellement désabusé de sa vie de contrainte qu’il a été jusqu’à dire « mourir ce n’est rien, commence par vivre c’est plus long et c’est moins drôle » … quel drame dans ce propos ! Quel désespérance qu’une vie passée à subir !!!
Es-tu prêt à SUBIR toute ta vie, ou es-tu décidé aujourd’hui à prendre ta vie en main…
Cependant sais-tu que là n’est pas la plus grande des détresses ?… si subir les autres est terrible, subir une tyrannie intérieur qui vous détruit malgré vous, voilà bien le pire des esclavage !
Demandes à un esclave du crak… ce qu’il en pense 2 Pierre 2.19 affirme « … chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui. »
Mon ami, existe-t-il un domaine où ta liberté intérieure est limitée voire soumise à un tyran, qui l’enchaîne à un esclavage destructeur… Il te faut impérativement comprendre qu’ Influencer ton entourage … commencera par l’obtention de ta propre liberté intérieure… la phrase qui précède ‘‘ chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui ’’ de …2 Pierre 2.19 est celle-ci « … ils leur promettent la liberté, quand ils sont eux-mêmes esclaves de la corruption »
Ces amis que tu subis … sont-ils eux-mêmes libres ? Libre de faire le bien qu’ils veulent ? Libre de leur pulsions ? Libre de l’esclave de leur péché ? S’il ne le sont pas comment peuvent-ils te promettre la liberté ?
Mon ami, toi qui m’écoutes… es-tu libre ? Es-tu réellement libre ? Ou bien existe-t-il un domaine où ta volonté est comme soumise à un racket plus fort que toi.
Tu veux l’amitié, tu aspires à la douceur mais tu ne peux parler à tes frères et sœurs, ou peut-être à tes parents… sans élever la voix !
Tu veux la pureté et la sainteté mais tu es esclave d’images pornographiques sur Internet, ou encore ta chair vibre au son du Dance Hall au moindre clip à la télé …
tu aspire à l’amour vrai, mais ton cœur est bien plus impressionné bien plus par le bad boy de ton quartier que par le simple jeune homme disciple du Christ qui fréquente ton CBL ou ton GBU…
En fait tu veux témoigner Christ, mais tu vois dans tes membres une autre loi qui lutte contre la loi de ton entendement. Gardes-toi de te décourager, l’un des croyants les plus éminents à eu la franchise de dire à la terre entière …
« Je trouve donc en moi cette loi : quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur ; mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ?…Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur !… Ainsi donc, moi-même, je suis par l’entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché. » Ce croyant honnête n’était autre que l’apôtre Paul… Il place le problème de la liberté véritable au préalable en lui, au fond de lui… et il associe le seul vrai problème à la tyrannie, en lui , de ses motivations perverties par la puissance du péché ; Heureusement son cri de victoire (toujours en Ro 7) sera celui-ci
« Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ?… Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur !… Ainsi donc, moi-même, je suis par l’entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché. Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. »

Aujourd’hui tu peux décider, d’engager ou non une lutte intérieure ;
tu peux décider de monter à l’intérieur de ta vie et de mettre pour un temps, avec l’aide de Dieu, ton moteur intérieur au ralenti… L’enfer ce ne sont pas les autres … comme à dit JEAN PAUL SARTRE, mais bien nos esclavages intérieurs !!!

Un jour un missionnaire au 19eme siècle offrit un miroir à la reine d’une tribu pensant lui faire plaisir, au lieu de cela celle-ci brisa de colère le miroir, ne voulant pas voir cette vieille femme dont l’instrument diabolique du missionnaire lui renvoyait l’image…
L’enfer ce ne sont pas les autres … mais bien nos esclavages intérieurs !!! J’en veux pour preuve, tant et tant de jeunes gens chrétiens, qui subissent leur entourage plus qu’ils ne s’y épanouissent … et au lieu de comprendre leur rébellion intérieure…
au lieu de se regarder tels qu’ils sont, ils mettent de façon systématique sur le dos des Satan et des démons, leurs pulsions, leur colère, leur jalousie… aujourd’hui certains voient des esprits derrière chaque sentiments négatifs… ne faites pas comme la reine, ne casser pas le miroir… mais entrer en vous-même, accepter de vous voir selon l’image que vous renvoie tant la Parole de Dieu que vos amis ou même vos parfois ennemis … !
Voici la première des deux questions intérieures qui me renvoie au centre de ma volonté extérieurs … Si par mon éducation j’ai appris à ne pas subir ma vie, mes pulsions, mes envies, mes colères… mais à en être responsable et conscient par un apprentissage dans l’amour de mes limites, et de mes frustrations… je saurai alors gérer les pressions qui vont à l’adolescence s’exercer contre celui que j’aurai choisi d’être !
L’Ecriture déclare en 2 Timothée 2:22 « Fuis les passions de la jeunesse, et recherche la justice, la foi, la charité, la paix, avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un coeur pur. »
Comment puis-je en effet, m’éloigner extérieurement ce que je n’aurai pas appris, premièrement, à reconnaître intérieurement en moi, puis deuxièmement appris à gérer en moi …
Je serai tel le Tartuffe de Molière disant aux autres de ne pas voir, faire ou dire… quelque chose qui ferait écho en moi tel une passion qui serait justement en train de me dévorer ! « O homme, qui que tu sois, toi qui juges, tu es donc inexcusable ; car, en jugeant les autres, tu te condamnes toi-même, puisque toi qui juges, tu fais les mêmes choses. » Romains 2:1

Développer des relations saines avec les inconvertis impliquera de la même manière une capacité à ne pas les juger dans leur mondanité tout en me préservant par un libre choix de leurs dérives morales …
Nous revenons à la question fondamentale pour tout jeune Qu’est ce que je subis ? Ou encore, qu’est-ce que je me fais subir ?

Qu’est que j’impose à mon corps ? Comprenons que l’image que le jeune a de lui-même, va conditionner tout d’abords son comportement envers lui-même.

Parents, réalisons que le désir de paraître chez nos enfants se confond souvent (tant que qu’ils ne se sont pas construit) en désir d’être. Illustrons cette idée peut-être compliquée de prime abord
Le désir par exemple d’une chaussure de marque pouvant être parfois autant un mauvais désir de snobisme et l’expression d’un caprice, qu’un désir tout à fait légitime d’être reconnu et accepté du groupe ! L’en priver à ce moment là, le renverra à un défi intérieur… de se savoir par ailleurs accepter et valorisé ou non !

Qu’est ce que je subis ? Ou encore, qu’est-ce que je me fais subir ? En tant que jeune, je peux faire subir à mon corps bien des traumatismes et des tourments car je peux vouloir tantôt ‘‘le’’ punir … le faire payer, tantôt le récompenser et ‘‘prendre mon pied’’…
en tant que jeune mon corps est bien avant ma langue mon premier instruments de communication. Je dis aux autres par ce corps… si j’ai une bonne estime de moi, si j’ai une haute estime de moi ‘‘la ter pa ka po’téy pièce’’, … ou encore mes yeux crient aux autres tantôt ma paix intérieure, ma révolte, ma gène ( je regarde souvent à terre quand on me parle), parfois mon mépris des autres ( si je toise)… etc…

Avant donc de subir l’influence de ce monde, réalises-tu que tu choisis dans ton propre environnement d’enfants puis de jeunes, d’accepter de laisser passer telle image qui t’a été imposée puis de vivre avec ce sentiment…
Quand l’apôtre Paul, en parlant à Timothée, voulu lui parler de son potentiel en Christ, il lui parla tout d’abords de sa mère et de sa grand-mère ! De leur foi sincère qui devait également habiter en lui.
Cher jeune, après avoir vécu un environnement spirituel ou non, moralement édifiant, ou à l’inverse déstructurant voir terrifiant, tu dois faire le choix de l’image que l’on a voulu inscrire en toi, l’accepter ou le refuser !...
EN un mot, si ta mère t’a traité de traînée ou de bonne à rien, tu n’es pas tenue de lui donner raison par une conduite dévergondée !!!
Subir un environnement ou résister à sa pression demandera donc un apprentissage qui commencera dès ton plus jeune âge. Pour ne pas subir l’influence d’un monde que l’Ecriture décrit comme pervers et corrompu, cela implique la capacité d’en discerner les pièges et les faux semblants… donc cela implique la présence d’un pédagogue respectueux de tes choix qui aura su t’aider à te construire vis-à-vis des influences mondaines. Vouloir mettre le jeune dans une bulle spirituelle, c’est prendre le risque de le voir démuni de toute défense immunitaire quand explosera cette bulle.

« SUBIR OU INFLUENCER
SON ENVIRONNEMENT, EN PARTICULIER SES AMIS »

La question de la pression intérieure étant posée venons-en à celle de l’influence…
Influencer… Qu’est-ce que j’influence … question terriblement difficile à dix, douze, et bien souvent même à 14 ans voir plus… comment savoir mon influence quand je ne sais pas même reconnaître et apprivoiser en mon propre cœur les sentiments et autres émotions sauvages qui le traversent…
C’est ici, la seconde question qui s’impose au cœur de tous les jeunes…
Avant de pouvoir consciemment influencer les autres , cher jeune tu dois être conscient des sources qui influencent ton propre cœur

En effet, poser la question de l’influence, c’est poser celle du vis-à-vis et donc de la relation qui se crée entre lui et moi, ou entre elle et moi …et cela dès 16 ans voir même aujourd’hui bien avant !
C’est aussi poser la question de mon besoin de l’autre et donc de ma liberté intérieure envers celui qui pénètre une zone d’influence réciproque.
( C’est aujourd’hui un lieu commun de parler de tous ceux qui ont été conduit dans les basses fosses du monde en ayant pensé, au départ, influencer l’autre , c’est dire l’ incroyant , vers Christ !)

Parler d’influence, doit conduire chacun à se poser une question sur ses besoins profonds et ce, afin de ne pas tomber dans certains pièges … en effet, n’est-il pas vrai que malheureusement :
• Si je me sens nul, j’aurais tendance à rechercher celui qui me rassure …
• Si je me sens faible, donc sans protection j’aurai tendance à ressentir le besoin d’un groupe fort, dans lequel je me sens intégré et qui me protége.
• Si mes proches ont été un miroir déformant depuis mon enfance me renvoyant l’image du vilain petit canard de la famille, il est à craindre que dès qu’un groupe me renverra une image plus positive, je ne la saisisse.

Mon besoin sera donc une faille, qu’un loup ravisseur risquera d’exploiter et alors se vérifiera une maxime que je féminiserai « telle est prise qui croyait prendre ! »…
Cher jeune pour influencer réellement le monde qui t’entoure sans risque, tu devras toi-même te placer franchement dans un courrant sécurisant, un courant puissant et fort, fait de convictions et d’amitiés saines
/Ill/… le saumon qui descend le torrent impétueux vers la mer est difficilement saisissable par l’ours, ce dernier attendra plutôt qu’il le remonte, qu’il entre en rébellion contre les flots, …
ce puissant courrant qui protégera celui qui s’y plonge franchement, pourra être la rivière d’une relation saine avec des parents chrétiens consacrés, ce pourra encore être un le fleuve d’un vécu de consécration harmonieux au sein d’une assemblée évangélique équilibrée, ce pourra être encore de surcroît, une vie de sainteté et de consécration eu sein de l’AAGCM… mais quoiqu’il en soit ce sera nécessairement une vision glorieuse du Christ sauveur et un fierté en son évangile selon ce que déclare RO 1.16 « Car je n’ai point honte de l’Evangile : c’est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec, »

Ainsi, si le courrant qui dirige votre vie est profond, vous pourrez sans risque vivre chercher à conduire vers Christ, ceux que le monde aura blessé… là Jacques 5.20 sera votre consolation « qu’il sache que celui qui ramènera un pécheur de la voie où il s’était égaré sauvera une âme de la mort et couvrira une multitude de péchés » vous l’entraînerez vous et lui ne saura vous retenir…,

Cher jeune, tu as une valeur extraordinaire aux yeux de Dieu, et ce d’autant plus que ton potentiel est en devenir…Tu n’es pas juste le produit de ton environnement mais tu es unique dans le plan de Dieu, unique par ta capacité de choix, libre de toute influence ici bas.

Pour beaucoup, nous avons le privilège en tant que jeunes ayant connu l’Evangile, de le témoigner aux autres. Que Dieu nous donne de ne jamais plus SUBIR, mais de vivre une saine influence, celle d’en haut du père des lumières et source de toute bénédiction !

Ne craignons pas et témoignons sans cesse, sans crainte car la Parole de Dieu nous affirme en 2 Timothée 1.7-8 « Car ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de sagesse. N’aie donc point honte du témoignage à rendre à notre Seigneur, ni de moi son prisonnier. Mais souffre avec moi pour l’Evangile »



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