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Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive.

Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive.

La patience avait accompli son šuvre parfaite dans le Seigneur Jésus, et jusqu’au dernier jour de la fête il plaida avec les Juifs, de la même façon qu’en ce dernier jour de l’année il plaide avec nous, et attend pour nous dispenser sa grâce. Admirable en effet est la longanimité du Sauveur dans son comportement avec quelques-uns d’entre nous, année après année, en dépit de nos provocations, rébellions, et résistance à son Saint-Esprit. Merveille des merveilles que nous soyons encore dans le pays de la miséricorde ! Une pitié qui s’exprimait elle-même le plus simplement, car Jésus a pleuré, ce qui n’implique pas seulement la force de sa voix, mais la tendresse de ses intonations. Il nous implore d’être réconciliés. « Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous ; nous vous en supplions au nom de Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! » (2 Corinthiens 5:20)

Quels termes sérieux, et bouleversants nous lisons là ! Comme doit être profond l’amour qui fait pleurer le Seigneur sur les pécheurs, le même que celui d’une mère qui berce ses enfants sur sa poitrine ! Sûrement qu’â l’appel de telles larmes nos cœurs disposés répondront. L’approvisionnement est fait très abondamment ; tout est pourvu pour que l’homme puisse répondre au besoin de satisfaire son âme assoiffée. A sa conscience l’expiation apporte la paix ; à sa compréhension l’Évangile apporte l’instruction la plus riche ; à son cœur la personne de Jésus est l’objet de la plus noble affection ; à l’ensemble de l’homme la vérité telle qu’elle est en Jésus fournit la nourriture la plus pure. La soif est terrible, mais Jésus peut l’apaiser. Même si l’âme était entièrement affamée, Jésus a pu la restaurer. La proclamation est faite le plus librement : chaque assoiffé est le bienvenu. Nulle autre distinction n’est faite exceptée celle de la soif. Que cela soit la soif de l’avarice, de l’ambition, du plaisir, de la connaissance, ou du repos, celui qui en souffre est convié.

La soif peut être mauvaise en elle-même, et n’être pas le signe de la grâce, mais plutôt une marque d’aspiration désordonnée d’un péché satisfait par les courants les plus profonds de la luxure ; mais il n’y a pas de bonté dans la créature qui apporte l’invitation, le Seigneur Jésus l’envoie librement, et sans considération de personnes. Le pécheur doit venir à Jésus, pas à des šuvres, des ordonnances, ou des doctrines, mais à un Rédempteur personnel, qui a mis à nu nos péchés dans son propre corps sur le bois. Le Sauveur en sang, mourant, et ressuscité est le seul astre d’espoir pour un pécheur. Oh ! de grâce ! venez maintenant et buvez, et que le soleil se lève sur le dernier jour de l’année ! Nulle attente ou préparation n’est si fortement insinuée.

Boire représente une réception pour laquelle aucune aptitude n’est exigée. Un idiot, un voleur, une prostituée peuvent boire ; et ainsi la noirceur du caractère d’un personnage n’est pas un obstacle à l’invitation de croire en Jésus. Nous ne désirons pas de coupe d’or, pas de calice paré de bijoux, pour pouvoir transporter de l’eau à l’assoiffé ; la bouche de la pauvreté est la bienvenue pour se pencher et boire d’un trait le flot ruisselant. Les lèvres boursouflées, lépreuses, immondes, peuvent toucher le fleuve de l’amour divin ; elles ne peuvent pas le polluer, mais elles seront elles-mêmes purifiées. Jésus est la fontaine de l’espoir. Cher lecteur, écoute la voix affectueuse du Rédempteur alors qu’il crie à chacun de nous :

« SI QUELQU’UN A SOIF,
QU’IL VIENNE A MOI,
ET QU’IL BOIVE ».



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