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Pourquoi affliges-tu ton serviteur ?

Pourquoi affliges-tu ton serviteur ?

Notre Père céleste autorise souvent que des malheurs viennent éprouver notre foi. Si notre foi vaut quelque chose, elle tiendra ferme dans l’épreuve. L’ornement craint le feu, mais pas l’or, la fausse perle a horreur d’être soumise au taillant du diamant, mais le vrai joyau ne craint pas l’épreuve. Ce n’est qu’une pauvre foi quand elle se confie en Dieu seulement quand les amis sont vrais, le corps plein de santé, les affaires florissantes, mais c’est la vraie foi qui tient bon à la fidélité de Dieu quand les amis s’en vont, quand le corps est malade, quand les esprits sont déprimés, et la lumière de la face du Père cachée.

Une foi qui peut dire dans la plus désastreuse situation : « quoiqu’il me tue, je veux encore me confier en lui », est une foi née dans le ciel. Le Seigneur afflige ses serviteurs pour se glorifier lui-même, car il est hautement glorifié dans les grâces accordées à son peuple, qui sont l’šuvre de ses mains, quand la tribulation šuvre pour la patience, et la patience pour l’expérience, et la victoire pour l’espérance. Le Seigneur est honoré par ces vertus qui croissent.

Nous ne connaîtrions jamais la musique de la harpe si les cordes restaient sans être touchées, accordées ; ni jouir du jus de la grappe si elle n’était pas écrasée dans le pressoir, ni découvrir le parfum du cinnamome, si elle n’était pressée et battue. Ni sentir la chaleur du feu si les charbons n’étaient entièrement consumés. La sagesse et la puissance du grand ouvrier sont découvertes à travers les épreuves permises auxquelles sont soumis les vases de miséricorde. Les afflictions du moment présent conduisent à connaître dans le futur une joie plus élevée. Il doit y avoir des ombres dans un tableau pour mieux en faire ressortir les lumières.

Pourrions-nous être si suprêmement bénis au ciel, si nous n’avions pas préalablement connu la malédiction du péché et la tristesse terrestre ? La paix ne sera-t-elle pas plus douce après le combat et le repos mieux accueilli après être sorti du filet ? Le souvenir des souffrances passées n’élèveront-elles pas la béatitude du glorifié ? Il y a plusieurs autres réponses confortables à la question que nous avons soulevée dans notre brève méditation, méditons sur elle pendant toute cette journée.

Mt 15:1-17:27



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