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Mon cœur est comme de la cire ; il est fondu au milieu de moi, de mes entrailles.

Mon cœur est comme de la cire ; il est fondu au milieu de moi, de mes entrailles. Ps 22:15

Notre Seigneur béni a expérimenté un terrible naufrage et le déchirement de son âme. L’esprit de l’homme est son soutien dans son infirmité, mais un esprit abattu qui le soutiendra ? Une profonde dépression de l’esprit est la plus douloureuse des épreuves ; toutes autres choses ne sont vraiment rien en comparaison.

La souffrance du Sauveur est une force puissante pour crier à Dieu, « ne t’éloigne pas de moi » car à tout moment l’homme a besoin de son Dieu quand son cœur est brisé au dedans de lui à cause de son pesant fardeau. Croyant approche-toi de la Croix ce matin, et humblement adore le Roi de Gloire comme ayant jadis été beaucoup plus loin dans le désarroi, dans la détresse mentale et l’angoisse de son être intérieur, que quiconque parmi nous ; et découvre chez lui le souverain sacrificateur fidèle, qui peut compatir à nos infirmités.

Que ceux qui parmi nous souffriraient d’un sentiment de retrait de la présence de l’amour du Père, puissent entrer en étroite et intime communion avec Jésus. Que nous ne donnions point accès au désespoir, puisque dans ce noir passage notre Maître est passé avant nous. Nos âmes peuvent quelquefois soupirer et défaillir, et avoir soif jusqu’à l’angoisse, pour contempler la lumière sur la face du Seigneur. A une telle heure de combat demeurons dans la douce assurance que la sympathie de notre grand souverain sacrificateur nous sera bientôt accordée. Nos gouttes de chagrin peuvent bien être oubliées dans l’océan de ses souffrances ; mais combien notre amour devrait naître en nous et monter vers Lui !

Entre, Ô amour puissant et profond de Jésus, comme la mer au temps des marées de vives eaux, couvre toutes mes forces, que tous mes péchés soient noyés, lave-moi de tous mes soucis, soulève mon âme liée par le terrestre, et fait-la flotter jusqu’aux pieds de mon Seigneur. Et que là je demeure, comme une pauvre coquille brisée, lavée par son amour, une coquille sans vertu ni valeur, m’aventurant seulement à lui chuchoter que s’Il veut mettre son oreille sur moi, il entendra au dedans de mon cœur de faibles échos des vagues immenses de son propre amour qui m’a transporté là où je puise mes délices.



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