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La portion de l’Éternel c’est son peuple.

La portion de l’Éternel c’est son peuple.

Comment donc sont-ils siens ? Par son propre choix souverain. Il les choisit, et scelle sur eux son amour. Ceci il le fit entièrement en dehors de quelque bonté à leur égard en son temps, ou quelque bonté en réserve dans l’avenir pour eux. Il fit miséricorde à ceux à qui il voulait faire miséricorde, et décréta une compagnie choisie pour la vie éternelle ; ainsi, c’est pourquoi ils sont siens par sa seule libre élection. Ils ne sont pas seulement siens par le choix, mais par acquisition. Il les a achetés et a payé pour eux jusqu’au dernier sou, c’est pourquoi concernant leur titre il ne peut y avoir de contestation.

Ce n’est point par des choses périssables, comme de l’argent et de l’or, mais avec le précieux sang du Seigneur Jésus Christ, la portion du Seigneur a été pleinement rachetée. Il n’y a point d’hypothèque en cette affaire ; aucun procès de poursuite ne peut être intenté par des réclamations opposées, le prix a été payé en tribunal public, et l’église est sa propriété perpétuelle, pour toujours. Voyez la marque de sang sur tous les élus, invisible à l’šil humain, mais connue de Christ, car le Seigneur connaît ceux qui lui appartiennent. Il n’oublie aucun de ceux qu’il a rachetés du milieu des hommes. Il compte les brebis pour lesquelles il a donné sa vie et il se souvient bien de l’église pour laquelle il s’est donné lui même. Ils sont aussi siens par sa conquête.

Quelle bataille il y eut en nous avant que nous fussions gagnés ! Combien fut long le temps durant lequel il assiégea nos cœurs ! Combien de fois il nous fixa des ultimatums de capitulation ! Mais nous mettions des barres à nos portes et nous dressions des obstacles et des murailles contre lui. Souvenons-nous de cette heure glorieuse lorsqu’il charria nos cœurs par l’orage. Lorsqu’il plaça sa croix contre la muraille et escalada nos remparts, plantant sur nos forteresses la bannière rouge du sang de sa miséricorde omnipotente ? Oui, nous sommes bien sûr, les captifs conquis de son amour omnipotent. Ainsi choisis, acquis et soumis, les droits de notre possesseur divin sont inaliénables. Nous nous réjouissons de ce que nous ne pouvons pas être à nous-mêmes, et nous désirons, jour après jour, faire sa volonté et témoigner de sa gloire.



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