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LES TROIS AUDITIONS DE DANIEL

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Imaginez la scène suivante, vous vous retrouvez dans un pays, vous avez dû quitter le vôtre car la situation économique de celui-ci est telle que vous êtes parti ailleurs trouver un mieux être, du travail, etc… et vous apprenez par quelqu’un qui vient de votre pays que le lieu de culte où vous vous rendiez a été complètement abandonné par peur de la persécution et ainsi la foi a été reniée. Quelle serait notre espérance, malgré toutes ces nouvelles peu réjouissantes.
Pour mieux comprendre, voici le texte :
Daniel CH 10
7 Moi, Daniel, je vis seul la vision, et les hommes qui étaient avec moi ne la virent point, mais ils furent saisis d’une grande frayeur, et ils prirent la fuite pour se cacher.
8 Je restai seul, et je vis cette grande vision ; les forces me manquèrent, mon visage changea de couleur et fut décomposé, et je perdis toute vigueur.
9 J’entendis le son de ses paroles ; et comme j’entendais le son de ses paroles, je tombai frappé d’étourdissement, la face contre terre.
10 Et voici, une main me toucha, et secoua mes genoux et mes mains.
14 Je viens maintenant pour te faire connaître ce qui doit arriver à ton peuple dans la suite des temps ; car la vision concerne encore ces temps–là.
15 Tandis qu’il m’adressait ces paroles, je dirigeai mes regards vers la terre, et je gardai le silence.
16 Et voici, quelqu’un qui avait l’apparence des fils de l’homme toucha mes lèvres. J’ouvris la bouche, je parlai, et je dis à celui qui se tenait devant moi : Mon seigneur, la vision m’a rempli d’effroi, et j’ai perdu toute vigueur.
17 Comment le serviteur de mon seigneur pourrait–il parler à mon seigneur ? Maintenant les forces me manquent, et je n’ai plus de souffle.
18 Alors celui qui avait l’apparence d’un homme me toucha de nouveau, et me fortifia. 19 Puis il me dit : Ne crains rien, homme bien–aimé, que la paix soit avec toi ! courage, courage ! Et comme il me parlait, je repris des forces, et je dis : Que mon seigneur parle, car tu m’as fortifié.

L’écriture nous montre que la première audition de Daniel lorsqu’il réalise ce que Dieu lui dit, est perturbé, pourtant sous ses yeux c’est la manifestation de la gloire de Dieu mais à ses oreilles il entend un son car il n’est pas encore capable d’entendre et de comprendre ce que Dieu lui dit.
Comme Daniel nous pouvons être parfois apeurés en voyant certaines situations catastrophiques et pourtant à notre oreille spirituelle, Dieu nous dit de ne pas craindre.
La Bible nous dit que l’amour bannit la crainte, certes nous aimons, mais combien de fois avons-nous peur ? Et parfois comme Daniel, nous sommes sans force, on a du mal à prier, plus envie de se mettre debout pour le Seigneur.
Le plan de Dieu, dans la fin des temps ne va-t-il pas paralyser certains croyants, car l’Ecriture nous relate que l’homme de péché lorsqu’il sera là, il lui sera donné de faire la guerre aux Saints et de les vaincre.
Un moment donné, le plan de Dieu sera de faire passer ses enfants sous le rouleau compresseur de l’ennemi mais c’est Dieu qui tiendra néanmoins les commandes.
Voici la suite de la première audition de Daniel V 10 et 11 :

Et voici, une main me toucha, et secoua mes genoux et mes mains. Puis il me dit : Daniel, homme bien-aimé, sois attentif aux paroles que je vais te dire, et tiens-toi debout à la place où tu es ; car je suis maintenant envoyé vers toi. Lorsqu’il m’eut ainsi parlé, je me tins debout en tremblant.
Dieu ne parle pas à son enfant lorsqu’il est à terre, mais le remet debout dans une dignité.
V 12 : il me dit : Daniel, ne crains rien
Tout homme bien-aimé qu’il est, Dieu l’aime et pourtant il a peur.
V 14 : Je viens maintenant pour te faire connaître ce qui doit arriver à ton peuple dans la suite des temps ; car la vision concerne encore ces temps-là.
Tandis qu’il m’adressait ces paroles, je dirigeai mes regards vers la terre, et je gardai le silence.
A la deuxième audition, il continue d’avoir les yeux à terre et garde le silence. Là, à nouveau l’Ecriture nous dit qu’il sera touché par ce serviteur que Dieu envoie et le touche aux lèvres. Il va donc parler et dire ce qui le bloque. Combien de fois avons-nous voulu prier mais nous sommes bloqués, nous avons peur.
V 16 : Et voici, quelqu’un qui avait l’apparence des fils de l’homme toucha mes lèvres. J’ouvris la bouche, je parlai, et dis à celui qui se tenait devant moi : Mon Seigneur, la vision m’a rempli d’effroi, et j’ai perdu toute vigueur.
Parfois pour commencer à ouvrir la bouche nous avons peur, et il faut avouer au Seigneur ce que nous avons au fond du cœur et qui nous retient.
V 17 : Comment le serviteur de mon seigneur pourrait-il parler à mon seigneur ? Maintenant les forces me manquent et je n’ai plus de souffle.
Alors celui qui avait l’apparence d’un homme me toucha de nouveau, et me fortifia. Puis il me dit : Ne crains rien, homme bien-aimé, que la paix soit avec toi ! courage ! courage ! Et comme il me parlait, je repris des forces, et je dis : Que mon seigneur parle, car tu m’as fortifié.
A la troisième audition, Dieu reprend le début du message, tout ce qu’il lui a déjà dit en l’occurrence de ne pas craindre.
Jésus nous a assuré que tout pouvoir lui a été donné dans le ciel et sur la terre, Jésus nous a donné le pouvoir sur les serpents et les scorpions, sur toute la puissance de l’ennemi et rien ne pourra vous nuire.
Deuxième message : Ne crains point homme bien-aimé, nous sommes les bien-aimés du Seigneur, si nous sommes convertis à Jésus-Christ
Troisième affirmation : Que la paix soit avec toi, pas la tristesse, pas la névrose, pas l’angoisse. Pour accéder à la paix, il faut parler à notre Père Céleste, lui dire notre état de peur, de préoccupation et ne pas se décourager.
La quatrième chose qu’il lui dit : Courage ! Courage ! Il va insister.
Daniel n’était pas un poltron mais devant cette vision de la fin des temps qu’il voyait c’était si terrible qu’il avait pris peur.
Celui qui lui dit : Courage ! Ce ne sont pas des paroles en l’air c’est Celui qui est allé à la croix. Celui qui a été méprisé, rejeté, calomnié, battu, crucifié, c’est lui qui me dit courage et je peux repartir.
Alors bien-aimés, les choses sont difficiles et cela ne va pas s’améliorer puisque les temps seront de plus en plus mauvais, si nous prenons courage Dieu est capable de nous donner de nouvelles forces et si nous nous confions à lui, si nous le connaissons, lui disons nos craintes, nos peurs, il saura nous aider et nous dira encore de ne pas craindre. Hommes, femmes bien-aimés, que la paix soit avec vous, courage, courage !
QUE DIEU VOUS BENISSE.

Pasteur Eric FAU



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