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L’Epanouissement Spirituel 2

PROVERBE 31.10-31

L’EPANOUISSEMENT SPIRITUEL DE LA FEMME

Première méprise à écarter :
Ce texte ne vise pas seulement les femmes mariées : le texte parle d’un couple plutôt aisé, dont le mari est un dirigeant politique influent. La femme est en excellente forme physique, a des enfants... bref, c’est un portrait qui ne correspond pas forcément à la majorité des femmes de nos jours et de toutes les époques d’ailleurs
2) la femme vertueuse est sûrement la sagesse "incarnée"
3) l’épanouissement spirituel passe par un mariage mais pas forcément humain. Christ est le mari suprême !

Texte acrostiche. En hébreux les rimes sont rares pour ne pas dire inexistantes. La poésie était basée sur les assonances et d’autres techniques notamment écrite dont l’acrostiche : chaque ligne commence par une lettre de l’alphabet Hébreu sans doute pour donner l’idée de perfection, de ce qui est complet. Il ne manque rien à ce portrait.
Le texte en mis entre 2 parenthèses : v 10-11 et v 30-31 qui définissent l’être, la nature même de cette femme.
Les v 12 à 29 parlent des actions de la femme vertueuse.
Nous nous attacherons surtout aux versets 26 à 31.
L’épanouissement spirituel d’une femme passe forcément par une rencontre avec le Père des esprits par l’intermédiaire de son Fils Jésus-Christ.
Il ne faut pas connaître l’erreur de se dire : "Je vais devenir une femme vertueuse en faisant ce que cette femme a accompli."
C’est parce qu’elle est vertueuse qu’elle fait tout cela et non l’inverse.

A- Une femme épanouie communique sagement
v 26a Sa bouche s’ouvre avec sagesse
Pour pouvoir parler avec sagesse il faut être possédée par la sagesse. La sagesse, c’est la vie pratique juste et correcte, elle est suscitée par la crainte du Seigneur (v 30).
Une femme épanouie spirituellement utilise sa langue pour parler sagement, d’une manière qui va plaire au Seigneur, guider ces interlocuteurs.
Un mauvais exemple : dans Job 2.9s la femme de Job, jamais nommée dans le livre (peut-être l’a-t-elle abandonné) parle comme une femme insensée, folle, stupide et qui est de surcroit insultante.
On pourrait se dire que la douleur immense qu’ils ont éprouvé peut justifier de tels propos, cependant, cette femme est allée trop loin. Elle n’a pas su se maîtriser, elle n’a pas su se raisonner.
Un bon exemple : Abigaïl dans 1 Sam 25. Son nom signifie "Joie de mon père" ou "père de joie" ou encore "cause de joie" Elle a su couvrir la faute de son mari et corriger David dans sa colère excessive.

APPLICATION : Les femmes sont doués dans le domaine de la communication (même biologiquement) cependant leurs émotions peuvent leur jouer des tours. Que la femme soit plus émotive n’est pas un problème tant que ses émotions sont soumises à Dieu et à sa raison. Une femme épanouie n’est pas sous le contrôle de ses hormones ou des situations.

v 26b "Des instructions de fidélité sont sur sa langue"
l’expression "thorath chesed" est très particulière.
Le mot "thorah" très prisé des juifs veut dire ici instruction, enseignement plutôt que loi.
Une femme épanouie et ancrée spirituellement est une femme qui parle, qui enseigne non pas dans l’Eglise comme nous le verrons mais au sein de son cercle d’action. Ceux à qui elle s’adresse bénéficient de ses conseils, de ses expériences. C’est une vraie mère spirituelle, mariée ou pas.
Elle enseigne la fidélité c’est à dire être loyal, engagé envers Dieu sans doute premièrement mais aussi envers les autres.
Elle parle aussi de pitié, de faveur, de grâce envers les autres membres de la communauté.
Elle n’est pas cancanière, elle n’en a pas besoin, au contraire, elle a appris le pardon. Elle a appris à oublier les erreurs passées et apprend d’autres à le faire également.

APPLICATION : une femme sage est une femme qui ne parle pas pour ne rien dire. Elle est connue pour ses bons conseils. Elle enseigne à faire le bien, à aimer.

L’expression "thorath-chesed" peut aussi être traduite par "instruction gentille" décrivant donc la manière par laquelle cette femme instruit. Elle n’est pas autoritaire et dominatrice. Elle sait insister avec humilité, elle sait supplier même. Elle n’est pas arrogante lorsqu’elle donne des avis. Il est bon de l’écouter.
Une femme est placée à côté d’un homme pour l’aider. Elle va détecter ce que son mari ne pourra voir ou entendre.
Elle peut et saura donner de bons conseils surtout si son mari l’encourage à le faire.
Combien de fois avons-nous négligé les instructions sages de nos femmes à nos dépends et aux leur ! Chers maris perdons cette habitude de ne pas écouter nos épouses. Prenons du temps ensemble pour réfléchir aux problèmes sans renoncer à notre autorité et responsabilité nous pouvons, nous devons même donner toute la place à leur opinion.

B- Une femme épanouie est une mère dans son foyer
V 27 Le foyer demeure le centre de l’occupation d’une femme mariée. Cela n’a peut-être pas l’air spirituel mais l’Ecriture n’envisage pas les choses autrement.
Dieu n’a pas appelé les femmes à diriger des pays et de grandes entreprises quoi que notre société puisse nous dire. Mais ils les appelées à veiller au bien-être de leur foyer et c’est là qu’elles pourront pleinement s’épanouir dans leur relation avec le Seigneur.
Notons tout d’abord que la femme supervise l’ordre de sa maison. Si le mari est le chef, le roi de la famille. La femme en est la reine et ses décisions concernant la maison doivent être écoutée et obéies sans faillir ! Le bien-être d’une femme passe par son foyer, sa tenue, sa respectabilité, l’image qu’il projette est l’image de la femme qui s’en occupe !
Le NT fait écho à ce texte de manière limpide : Tite 2.3-5
les femmes âgées doivent entraîner, discipliner, apprendre aux jeunes femmes à aimer leur mari. Peut-on vraiment apprendre à quelqun à en aimer une autre ? Et bien c’est bien ce que Dieu dit. Il y a des trucs, des secrets que les femmes âgées peuvent transmettre aux plus jeunes pour faire en sort que leur mari soit choyés, soit perçus d’une manière biblique et non humaine.
sensées : sous contrôle
chastes : c’est à dire pure
occupée aux soins domestiques : c’est-à-dire accomplissant les tâches ménagères, faisant en sorte qu’il fasse bon vivre dans la maison.

APPLICATION : Dans l’esprit de beaucoup de femmes aujourd’hui, le travail a pris plus d’ascendant que la famille. C’est le travail à l’extérieur qui épanoui, c’est l’argent du travail qui rend heureux...
Ce n’est pas forcément la vision de Dieu pour une femme !
Si une femme travaille à l’extérieur de son foyer (ce qui est le cas dans Prov 31), son travail est subordonné à son foyer et non l’inverse. Elle n’arrange pas les horaires de son foyer en fonction de son travail mais bien l’inverse. Elle ne part pas travailler sans avoir mis de l’ordre chez elle avant. Et son travail n’est qu’un moyen parmi d’autres de rendre son foyer heureux.
bonne : cad gentille, douce. Les femmes autoritaires n’existent pas dans l’Ecriture.
soumise : la soumission telle que Dieu l’envisage n’est jamais synonyme d’infériorité ou d’esclavage : Jésus est soumis au Père bien qu’étant Dieu lui même. Un mari ne peut exiger la soumission de sa femme, mais il doit agir pour donner envie à sa femme de l’écouter et de l’aider dans la tâche que Dieu lui confie.
Pourquoi disons nous que tout cela fait parti de l’épanouissement spirituel ?
v 5 : afin que la Parole de Dieu ne soit pas calomniée !!! C’est à dire qu’une femme qui accomplie tout cela obéit à Dieu et se développe spirituellement et fait en sorte que d’autres connaissent le Seigneur.

V 27 une femme épanouie est heureuse mais jamais paresseuse. Elle sait se reposer quand il le faut mais jamais plus qu’il ne faut.
Maris, donnez-vous à vos épouses, un espace, des moments de détente.
Souvent les femmes sont plus industrieuses que les hommes pourtant ce sont ces derniers qui aspirent au repos plus souvent. N’oublions pas le travail de nos épouses. Offrons leur des week-ends sans les enfants, sans tâches ménagères, des moments où elles se reposeront et se réjouiront plutôt que de travailler sans cesse !

V 28-29 La louange de la famille
Une femme est sensible à de nombreux stimulus dont la louange. Peut-être que certains trouvent déplacé le fait d’utiliser ce terme mais il faut savoir que les compliments sont une forme de louange.
Bien sûr, toute louange revient ultimement à Dieu, c’est lui qui nous a créés, qui nous a sauvés mais il est évident que l’Ecriture déclare qu’il est tout à fait permis de faire des compliments à nos épouses.
Les femmes en fait sont très sensibles à la voix d’un homme et particulièrement celle de leur mari. S’il est critique et acerbe, elles ne le supporteront pas. Nous savons que les paroles douces, les compliments font du bien à l’autre, pourquoi ne pas en prodiguer plus souvent ?
Dans la bénédiction des fils, il y a l’idée d’envie, d’une saine envie. Ils disent en fait "nous voudrions être comme toi maman !" La femme vertueuse a une telle aura que ses enfants la perçoivent. Ses actions sont si évidentes et si belles qu’elles suscitent l’admiration, le plaisir et le respect.
Dans cette bénédiction, il y a l’idée de la joie, de la faveur divine qui repose sur la femme sage. Elle est heureuse, sa vie a du sens. Elle sait ce qu’elle vaut, elle n’a pas peur pour elle même ou sa famille. Elle sait que sa vie est entre les mains du Seigneur et cela lui suffit et cela se voit à l’extérieur !
Son mari de même la loue : pour lui c’est la femme la plus belle, la plus merveilleuse. C’est un gentleman, il sait qu’il y a d’autres femmes qui servent Dieu mais celle qu’il a reçu les surclasse totalement.
Une femme spirituellement épanouie sait qu’elle n’a pas de vraie rivale. Elle a confiance dans le coeur de son mari, mais surtout son mari lui montre bien qu’elle est extraordinaire. Il vante ses mérites à tous, il la met en premier après le Seigneur.

V 30 Le centre et résumé de notre texte se trouve ici : une femme épanouie n’est pas une reine de beauté premièrement (le terme parle bien d’apparat, de radiance esthétique), car l’âge et le temps font des ravages. Jésus est le plus beau des fils de l’homme mais il n’avait ni beauté ni éclat pour attirer les regards (Esaïe 53.9).
Notre société fait l’erreur de miser sur l’apparence : nous devrions tous avoir une taille fine, des muscles énormes, une intelligence surdimensionnée. Elle veut nous dire qui est recommandable, désirable mais ce n’est pas ce qui prime pour le Seigneur mais bien si on le respecte et l’aime par dessus tout !
Celui qui aime Dieu ne s’arrêtera jamais simplement à l’apparence d’un individu pour l’aborder, lui parler de Christ ou le respecter.
La femme donc est bénie par les louanges de sa famille (père, mère, mari, enfant). Ces louanges sont saines mais on peut chercher à les obtenir pour de mauvaises raisons et de mauvais moyens.
Une femme peut chercher à se faire belle pour attirer l’attention des hommes en général afin de redorer son égo. Elle peut chercher à manipuler par des cadeaux ou des attitudes particulières parce qu’elle ne s’appuie pas sur Dieu.
Mais une femme épanouie n’a pas besoin de tous ces artifices, elle trouve son bonheur plein et entier en Christ et dans la sphère qu’il lui a dévolu !

CONCLUSION
L’épanouissement pour une croyante à l’heure actuelle se trouve souvent loin des couvertures de modes ou des journaux à sensation. Il se trouve souvent au milieu des couches, dans la cuisine, au sein d’un groupe de femmes chrétiennes selon ce que dit l’Ecriture.
Une femme épanouie est une habile communicatrice, elle sait apprendre aux femmes et aux enfants comment aimer le Seigneur. Elle sait inciter d’autres malgré sa discrétion à servir le Maître. Elle hérite donc d’un prix supérieur à celui d’un concours de beauté, la louange de ceux qui l’entourent et surtout du Dieu qu’elle adore !



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