Jérémie

(S.) ; Irméya (F.) ; Yirmeya (J., T.).

- 1.-3. Un Benjamite et 2 Gadites, qui rejoignirent David à Tsiqlag #1Ch 12.5, 11-14

- 4. Chef d’une maison patriarcale de Manassé, à l’E. du Jourdain #1Ch 5.24

- 5. Homme originaire de Libna ; père de Hamoutal, épouse du roi Josias et mère du roi Joahaz. #2Ki 23.30, 31

- 6. Fils de Habatsinia et père de Yaazaniahou, Rékabite. #Jer 35.3

- 7. L’un des chefs des sacrificateurs qui revinrent de Babylone avec Zorobabel. #Ne 12.1, 7

Une maison patriarcale porta son nom la génération suivante (v. 12).

- 8. Sacrificateur, sans doute chef d’une maison patriarcale ; il apposa son sceau au pacte que firent ceux qui s’étaient séparés des peuples étrangers afin de suivre la Loi de Dieu. #Ne 10.3

- 9. Le prophète Jérémie. Fils d’un sacrificateur nommé Hilqiyahou, d’Anatoth, dans le territoire de Benjamin. #Jer 1.1

Jérémie fut appelé dans une vision à exercer le ministère prophétique. Il était alors un jeune homme conscient de son manque de maturité, d’expérience, d’éloquence. L’Eternel étendit la main, toucha la bouche de Jérémie et y mit des paroles divines. Il lui donna pouvoir sur des nations et des royaumes, pour arracher, abattre, détruire, mais aussi pour planter et bâtir. L’Eternel l’informa qu’il serait en butte à la violente opposition des chefs, des sacrificateurs, du peuple, mais que ses adversaires ne prévaudraient pas (1.4-10). Jérémie commença à prophétiser la 13e année du règne de Josias ; il continua jusqu’à la prise de Jérusalem, le 5e mois de la 11e année de Sédécias (v. 2, 3). Le prophète exerça donc son ministère public pendant 18 ans sous Josias, 3 mois sous Yoahaz, 11 ans sous Yehoyaqim, 3 mois sous Yehoyaqîn, 11 ans et 5 mois sous Sédécias, donc en tout 41 ans. Et même ensuite, il ne cessa point son ministère prophétique (42 à 44).

- Les hommes d’Anatoth, sa ville natale, furent parmi ses premiers adversaires. Ils menacèrent de le tuer s’il continuait à prophétiser. Jérémie persévéra, malgré les persécutions, mais il souffrit cruellement de l’opposition faite à l’oeuvre de l’Eternel par ses concitoyens, membres du peuple élu. Le prophète s’en remit au jugement divin (11.18-23 ; 12.3). L’hostilité, commencée à Anatoth, se généralisa et suscita de nouveau l’appel au jugement de Dieu (18.18-23 ; cf. 20.12). Jérémie resta fidèle, en dépit des calomnies et des persécutions. La 4e année du règne de Yehoyaqim, Jérémie dicta les prophéties qu’il avait prononcées durant les 20 années précédentes ; Baruch, le scribe, les écrivit sur un rouleau. Pour une raison qui n’est point rapportée, Jérémie était retenu et empêché de se rendre au Temple. Il dit à Baruch d’aller, avec le rouleau, dans la maison de Dieu et de lire les prophéties aux gens qui s’y rendaient à l’occasion d’un jeûne. Le rouleau finit par être montré au roi qui, s’en étant fait lire quelques colonnes, le lacéra et le brûla (36.1-26). L’Eternel ordonna à Jérémie de dicter immédiatement un 2e rouleau, semblable au 1er, mais contenant des adjonctions (v. 27-32). Un ennemi de Jérémie, le sacrificateur Pachhour, inspecteur en chef du Temple, jeta le prophète dans les fers, mais l’en fit sortir le lendemain (20.1-3). Pendant le siège de Jérusalem, les prophéties de Jérémie annonçaient la victoire des Chaldéens et la captivité de Juda ; les autorités juives affectèrent de ne pas les envisager sous l’angle relig., mais seulement du point de vue politique et militaire. Elles déclarèrent que ces sombres prédictions défaitistes décourageaient les défenseurs de Jérusalem. Quand les Chaldéens levèrent le siège afin d’aller à la rencontre des Egyptiens, Jérémie voulut en profiter pour sortir de la ville et se rendre à Anatoth. Accusé de déserter et de passer aux Chaldéens, il fut jeté dans un cachot (37.1-15) où il resta longtemps. Le roi Sédécias l’en fit sortir et le mit dans la

cour de la prison (v. 16-21), mais les chefs le firent bientôt jeter dans une citerne pour qu’il y meure (38.1-6). Un eunuque éthiopien qui eut pitié de Jérémie, obtint du roi la permission de le retirer de la vase où il s’enlisait et de le ramener à la cour de la prison ; le prophète s’y trouvait lorsque Jérusalem fut prise (v. 7-28). Les Chaldéens considérèrent que Jérémie avait beaucoup souffert pour eux, et Neboukadnetsar recommanda expressément de lui témoigner des égards. Nebouzaradân, chef chaldéen, envoya chercher Jérémie lié de chaînes et se le fit amener à Rama avec d’autres prisonniers. Il le libéra et lui offrit de l’emmener à Babylone ou de le laisser dans le pays de Juda. Jérémie choisit de rester. Nebouzaradân, lui ayant donné des vivres et des présents, le plaça sous la protection de Guédaliahou, que Neboukadnetsar avait nommé gouverneur de Juda (39.11-14 ; 40.1-6). Lorsque Guédaliahou fut assassiné, Jérémie supplia les Juifs de ne pas s’enfuir en Egypte, mais en vain. Ils y allèrent et forcèrent le prophète à les suivre (41.1 à 43.7). Jérémie prononça ses dernières prédictions à Tahpanhès, en Egypte (43.8 à 44.30). La date et les circonstances de sa mort ne nous sont pas connues.



^^ Revenir en haut ^^