Esaü

Esaü

(S., F., J., T.) : velu. Fils d’Isaac et de Rébecca, jumeau aîné de Jacob. Esaü reçut ce nom parce qu’il était "tout entier comme un manteau de poils". #Ge 25.21-26

Devenu habile chasseur, il avait l’habitude d’apporter des venaisons à son père Isaac : sans doute de la viande d’antilope de diverses espèces. Ayant un jour très faim, à son retour de la chasse, Esaü pria Jacob de lui donner un mets de couleur rousse qu’il venait de préparer. Jacob exigea, en compensation, le droit d’aînesse d’Esaü. Celui-ci, plus avide d’assouvir immédiatement son désir que de s’assurer des bénédictions divines, vendit avec légèreté son droit d’aînesse. Ce met de couleur rousse, prix du droit d’aînesse, valut à Esaü le surnom d’Edom (roux ; Gn. 25.27-34 ; Hbr. 12.16-17). A l’âge de 40 ans, il prit deux épouses : Judith, appelée aussi Oholibama, et Basmath, qui portait aussi le nom d’Ada, toutes deux Hittites #Ge 26.34, 35 ; 36.1, 2

Puis il épousa encore Mahalath, appelée également Basmath, fille d’Ismaël (28.9 ; 36.3). Le vieillard Isaac, presque aveugle, se proposa de conférer à Esaü, son favori, la bénédiction attachée à l’alliance divine. Mais Rébecca, qui préférait Jacob, l’induisit à se faire passer pour Esaü et à s’arroger la bénédiction par fraude. Furieux d’être ainsi entièrement dépouillé, Esaü était résolu à tuer son frère, mais il ne voulut pas commettre le meurtre du vivant d’Isaac (27.1-41). Jacob, pensant que le temps apaiserait la colère d’Esaü, s’enfuit en Mésopotamie, et y resta 20 ans en exil (27.42-31.55). A son retour, Jacob s’ingénia à calmer son frère, offensé à juste titre. Esaü, dans un élan de générosité, accueillit Jacob avec affection (32.4 à 33.15). Avant ces événements, Esaü avait élu domicile dans la montagne de Séir, où il retourna tout de suite (33.16). La réconciliation des jumeaux fut durable : ensemble ils enterrèrent Isaac (35.29). Les descendants d’Esaü se multiplièrent et dépossédèrent finalement les 1ers habitants de la montagne de Séir ; Esaü fut l’ancêtre des Edomites. #De 2.4, 12, 22

La montagne de Séir s’appela, dès lors, montagne d’Esaü. #Ob 8, 9, 19, 21

Esaü demeure le type de l’homme naturel, plus attrayant à bien des égards que son frère Jacob, mais dépourvu de foi et d’intérêt spirituel. Il méprise la bénédiction divine attachée à la postérité d’Abraham #Ge 3.15 ; 12.1-3 ; 22.17-18

Aussi Dieu peut-il déclarer qu’il a "haï Esaü" et que nous devons nous garder d’imiter ce "profane," rejeté un jour malgré ses larmes et son repentir inefficaces #Ro 9.10-13 ; Heb 12.16-17



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