En Christ, j’ai trouvé mon réconfort
3 février 2010Je me lamentais sur mon sort, mais en Christ, j’ai trouvé mon réconfort
Avant de me convertir, j’avais une vie en apparence paisible, sereine, sans grandes embûches. Mais ce n’était que de l’apparence.
J’avais pour ambition comme beaucoup de jeunes de mon âge d’avoir un super travail avec un salaire conséquent, une grande maison, une jolie voiture, un mari et des enfants, pensant que la vie de tout être humain se résumait à cela.
Ma jeunesse (même si je suis encore jeune) je l’ai perturbée à expérimenter les fêtes, le carnaval, les boîtes de nuit, flirter. J’étais en gros dans une jungle où chacun vivait pour sa pomme.
Dans un monde où tant que tu es bien fraîche, bien jolie, au top de la mode, apparence pimpante alors tout le monde t’aime.
Mais c’est un monde aussi mesquin, égoïste, où dès que tu ne rentres plus dans les critères standard de l’apparence tu es mis à l’écart (je ne parle pas que de l’apparence physique, ce peut être aussi la condition financière). Un monde envieux où pour nous sentir bien nous devons être au dessus de tout les autres.
On entend souvent les personnes plus âgées parler ainsi du monde, mais qu’on se le dise nous aussi en tant que jeunes nous sommes pires ; et l’écart entre le bien et le mal est plus facilement franchissable.
J’ai honte parce-que moi je vivais ainsi rien que pour moi, ne voyant pas plus loin que le bout de mon nez.
Dieu, je ne le connaissais pas et pourtant j’entendais parler de lui. J’ai toujours cru qu’il y avait un être suprême créateur de toutes choses mais ma relation avec lui était à sens unique : c’est à dire qu’il devait toujours me donner et que je ne lui devais rien en retour.
Je suis issue d’une famille catholique plus ou moins pratiquante. J’allais à la messe tous les dimanches, j’ai fait 6 ou 7 ans de catéchisme, j’étais membre de la chorale des jeunes de l’Église et je n’avais jamais vraiment compris qui était Jésus.
Il faut dire que je ne lisais pas la Bible ; et le fait que chaque année on répétait les mêmes cérémonies, par un traditionnel qui prenait le dessus sur une vraie dévotion pour Dieu, ne m’encourageait pas vraiment à le connaître davantage. D’ailleurs mes parents, comme beaucoup de familles antillaises aimaient les sacrements car c’est l’occasion de faire la fête. Mon père après 15 ans de clergé est devenu athée, alors Dieu ou pas Dieu, ce n’est pas eux qui insistaient sur la lecture de la Bible.
Cependant, je me posais des questions sur lui par le rapport que j’ai eu avec d’autres religions :
Ma tante, témoin de Jéhovah, venait à la maison me faire l’étude et j’avoue qu’elle me demandait :
« pourquoi vous priez Marie ? Pourquoi vous faites le signe de la croix ? Pourquoi quand vous priez c’est toujours le Notre Père ? » Ses questions m’ont suffisamment perturbées pour que j’arrête le signe de la croix et que je fasse des prières strictement personnelles pendant la messe.
Puis en classe de terminale, une de mes amies était adventiste. Elle prônait un Évangile de restriction : « tu ne dois pas manger de porc, tu dois faire le Sabbat, la femme doit être soumise à son mari ». Dans mon quartier lors des campagnes d’évangélisation des adventistes, c’était toujours des thèmes spécifiques comme le mariage, le sabbat, etc, le sacrifice de Jésus et le message d’amour divin qui va avec ne m’a pas fait tilt.
Arrivée en Martinique, ce fut la rupture totale avec toutes espèces de religion. Je m’étais faite la mienne où je pensais à Dieu de temps en temps et j’allais à la messe si des copines m’invitaient.
Puis je suis tombée éperdument amoureuse d’un garçon qui je croyais était l’homme de ma vie, père de mes futurs enfants. Mais ce n’était pas le cas pour lui, j’étais sa petite amie, un point c’est tout. Et c’est ainsi qu’il est parti pour des raisons professionnelles et qu’un beau jour mon rêve a viré au cauchemar quand il a rompu par téléphone sans me donner d’explications et en ne me donnant plus de nouvelles du tout d’ailleurs.
J’ai beaucoup déprimé par rapport à cela, voulant tout arrêter, n’ayant plus aucunes ambitions, me lamentant en permanence sur mon sort. J’étais selon moi la plus malheureuse. Mais grâce à Dieu les membres de ma famille m’ont beaucoup encouragé à finir mes études et à aller de l’avant.
C’est ainsi qu’en Septembre 2007 je me suis envolée pour la France à l’ IUFM d’Orléans.
Je n’aimais pas cette école, j’étais isolée et je n’avais pas fini ma déprime. Je pleurais souvent ne pouvant m’arrêter et même quand je marchais dans la rue.
Un soir pour la première fois de ma vie je me suis mise à genou et j’ai demandé à Dieu à supposer qu’il existe, de m’aider à ne serait-ce que réussir mon année scolaire, au moins pour mes parents qui ont galéré pour rassembler l’argent pour mon départ.
Le lendemain, en consultant mes e-mails, je vois que j’ai été prise au master que j’espérais et pour lequel j’étais sur liste d’attente. Dans ma stupéfaction, je me suis demandée est-ce que Dieu m’a vraiment répondu.
Au deuxième semestre, il me fallait effectuer un stage de 6 mois et je ne voulais pas rester en Métropole. Non seulement il y faisait froid mais en plus, ça me rappelait la tristesse par rapport à mon ex petit-ami.
C’est à partir de cet instant que tout c’est enchaîné. J’avais envoyé plus d’une dizaine de demandes de stage en Guadeloupe mon pays d’origine, où je n’ai essuyé que des échecs, et deux en Martinique où ils m’ont acceptés.A mon arrivée, des amis m’invitent sur un site communautaire (internet) et là me reconnaît un ancien camarade de fac qui m’ajoute dans ses contacts. Il est évangélique et de temps en temps, nous discutions des choses de Dieu, de sa volonté, et nous faisions des comparaisons sur les doctrines évangéliques et catholiques. Je dois dire qu’il a pointé du doigt mon ignorance face à Dieu.
C’est pour cette raison qu’un jour j’ai commencé à lire ma Bible, une toute petite bleue que l’on m’avait donnée lors d’une évangélisation. Je me suis rapidement rendue compte que ma vie n’était pas du tout en accord avec ce qu’il attendait de moi, et surtout j’ai compris enfin que c’est pour mes pêchés que Jésus était mort sur la croix . Mais je ne saisissais pas tout et surtout les paraboles.
Dans mes prières, je demandais à Dieu de m’aider à comprendre les écritures, de me guider pour que je sache un peu plus sur lui.
Moins d’un mois après, je déménageais pour habiter un quartier voisin à celui du temple . Je faisais souvent de la marche dans la rue qui passe devant ce dernier. Je me suis arrêtée plusieurs fois et j’ai vu qu’on y faisait de l’étude biblique et ça m’intéressait. A plusieurs reprises, j’ai eu peur de m’y rendre parce que je me disais que les gens vont se dire : « mais d’où elle sort celle-la ? Que vient-elle chercher ? ». Puis un jour le Seigneur m’a mis à cœur d’y aller coûte que coûte et il a utilisé mon ami évangélique pour m’y encourager.
Quand je suis arrivée, un frère s’est proposé afin que je suive avec lui les chants et il m’a aussi invité à revenir. C’est ainsi que j’ai commencé à vraiment connaître Dieu en revenant les mercredis et les dimanches. J’aimais entendre la parole de Dieu ainsi dite, sans cérémoniels chantés, mais simplement et avec une envie que la lumière sois faite à son sujet.
Toutefois, j’avais encore des efforts à faire sur moi même afin d’arrêter de me lamenter sur mon sort. Et je crois dur comme fer que sans l’intervention de Dieu je n’y serais pas parvenu.
En Septembre 2008, je suis repartie en Métropole pour valider mon diplôme. Un après-midi, je me ballade avec une de mes cousines et nous discutions des souffrances que nous avions vécu. Étant donné que je n’avais pas encore avalé ce qui m’était arrivé plus d’un an auparavant, comme à l’accoutumée je lui en parle, puisque pour moi c’est l’une des plus dures souffrances que j’ai vécu. Et elle me dit : « Tu sais, il est parti sans te donner de nouvelles, mais vous n’aviez pas de vies communes ;tandis que moi j’avais 10 ans quand mon père est parti en laissant ma mère seule avec deux petites filles à nourrir, une maison à payer » . Elle me l’a dit en pleurant et elle était si triste. Depuis ses 10 ans elle n’a plus de nouvelles de son papa et elle en avait 24.
A cet instant je me suis sentie triste mais aussi stupide et très égoïste. Dieu m’a donné une belle leçon pour me faire comprendre que l’on doit se réjouir de ce que l’on a, qu’il faut chercher pourquoi certaines situations de la vie nous arrive et s’en remettre à lui pour qu’il nous aide à accepter et à surmonter. Car bien souvent nous pleurons car nous n’avons pas, mais notre voisin à côté à bien moins.
Le Seigneur a permis par la suite que j’obtienne du travail et que je garde mon logement près du temple pour cheminer avec lui.
Plus j’y allais et plus grandissait en moi cette conviction que le Seigneur est bon, aimant envers nous et qu’il a souffert à notre place. Mais à côté de cela j’avais honte de tous ce mal que j’ai causé autour de moi, tous les pêchés que j’avais commis, il fallait que je demande pardon.
Je me souviens pendant trois jours j’avais un tel poids sur ma conscience demandant pardon à Dieu. Même à mon travail mes collègues me trouvaient bizarres moi qui étais généralement de bonne humeur. Je n’arrivais pas à me défaire de cette culpabilité qui me rongeait de l’intérieur, et me sentais totalement indigne de Dieu.
Et Heureusement pour nous, la bonté de Dieu n’a pas de limites. Je vous assure le Dimanche suivant ces trois jours, le pasteur fait une prédication sur le pêché, nous disant à quel point nous sommes mauvais.
Puis il reprend le verset 2 Cor 5 v 17 disant : « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées, voici toutes choses sont devenues nouvelles ». J’avais l’impression en plus qu’il me regardait en le disant.
J’en étais sûre : le Seigneur me poussait à passer à autre chose et à écrire une nouvelle page toute neuve.
Je me suis convertie car au fond de mon cœur je sentais que le Seigneur m’aimait telle que j’étais et qu’il m’encourageait à le suivre.
J’ai même envie de dire que si au début je ne comprenais pas pourquoi le pasteur disait « que sa rencontre avec le Seigneur était beaucoup plus merveilleuse que le jour de son mariage », aujourd’hui j’approuve à 200% son opinion. Rien n’est plus beau, plus magnifique que de donner sa vie à Notre Seigneur Jésus. Et il le vaut bien car il a porté sur la croix notre charge, nous montrant ainsi à quel point il nous aimait. Il nous a ramené à la vie.
Au début, je n’osais pas demander le baptême car je pensais qu’il me fallait savoir plus et maintenant j’ai compris que c’est lui rendre témoignage. Montrer au monde ma conviction qu’il est vivant, qu’il a changé ma vie et que je veux le suivre à jamais. Que toute la Gloire lui soit rendue.
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